La hausse moyenne des taxes s'élève à 4,77 %

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(Sherbrooke) Les propriétaires d'immeubles résidentiels essuieront en 2016 une hausse de taxes moyenne de 4,77 % à la suite de l'adoption du budget municipal lors de la séance du conseil de lundi soir. Le budget prévoit des dépenses de 421,7 M$.

L'augmentation de la taxe foncière est fixée à 2,77 %, alors que 2 % supplémentaires seront consacrés exclusivement à la réfection des routes, soit la somme de 3,2 M$ en argent comptant. Les tarifs d'eau potable et de vidange des fosses sceptiques connaissent des hausses de 4,3 % et 1,5 % respectivement, alors que l'assainissement des eaux coûtera 0,3 % moins cher.

En conséquence, pour une maison unifamiliale moyenne de 226 711 $, la hausse du compte de taxes s'élèvera à 98,68 $ en 2016.

En raison du nouveau rôle d'évaluation déposé cet automne, 27 % des contribuables bénéficieront malgré tout d'une baisse de taxes, 49 % devront composer avec des hausses variant entre 0 et 10 % et 24 % des contribuables, principalement les propriétaires de terrains vacants, subiront des augmentations supérieures à 10 %.

Le maire Bernard Sévigny a qualifié ce budget de « responsable et audacieux » et a mentionné qu'il traduisait « la confiance que nous avons dans l'avenir et des efforts pour développer la ville ».

« C'est une question d'équilibre entre les différents secteurs et les priorités. Les marges de manoeuvre sont réduites et ont été diminuées au cours des dernières années. Le pacte fiscal transitoire nous a coûté 5,2 M$ en 2015 et ces mesures transitoires sont devenues permanentes. Les profits d'Hydro-Sherbrooke sont aussi en baisse. Il passent de 24,2 M$ en 2015 à 21,3 M$ en 2016. Ce sera la contribution d'Hydro-Sherbrooke la plus basse des dix dernières années. »

La contribution d'Hydro-Sherbrooke en pourcentage des dépenses de fonctionnement s'élèvera à 7,5 % en 2016.

« La nouvelle grille tarifaire nous a amputés de revenus de 2 M$ l'an dernier et de 1 M$ supplémentaire cette année. »

Parmi les autres pressions, Bernard Sévigny cite les frais de financement des régimes de retraite. « Le versement pour rembourser l'emprunt que nous avons injecté dans les régimes de retraite représente 7 % du budget, soit 11,5 M$. C'est un véritable boulet. Mais il y a de l'espoir, parce qu'en 2025, les déficits seront chose du passé.

C'est la raison pour laquelle le projet de loi 3 est important pour la Ville. La masse salariale augmente aussi plus vite que l'inflation, mais le ministre [Pierre] Moreau s'est engagé à nous donner les outils pour mieux contrôler l'augmentation de la masse salariale. »

«C'est un effort important qui est demandé aux contribuables, mais nous expliquons à quoi ça sert.»

Bernard Sévigny

À défaut de contrôler les salaires, la Ville a entrepris un vaste projet d'optimisation qui vise à économiser 11 M$ en trois ans. En 15 mois, l'équivalent de 42 postes à temps complet auraient été abolis, pour des économies récurrentes de 3 M$. 

Le directeur général Yves Vermette a expliqué que le processus avançait plus lentement que prévu puisque plusieurs employés attendent la fin des négociations sur le partage du déficit des régimes de retraite avant de prendre une décision quant à leur avenir. Les postes qui sont abolis le sont par attrition.

Le maire Sévigny s'attend bien à ce que la hausse de taxes fasse réagir les citoyens. « C'est un effort important qui est demandé aux contribuables, mais nous expliquons à quoi ça sert. Il faut faire le rattrapage de notre réseau routier, qui s'améliore, mais qui est encore en mauvais état. Il faut comprendre que ce n'est pas de gaieté de coeur que nous augmentons les taxes à un tel niveau. Il y a des pressions sur le budget municipal. Les caisses de retraite semblent un peu virtuelles, mais nous devons répondre à nos obligations. Nous aurions pu couper dans les services, mais nous avons décidé de jouer l'exercice du développement. »

Quant aux sommes investies pour la réfection des chaussées, elles s'élèveront à 15,9 M$ en 2016, une somme jamais vue à Sherbrooke selon le président du comité exécutif Serge Paquin. En 2015, ce sont 12, 8 M$ qui avaient été investis. « Il est de notre intention de maintenir cet effort à l'avenir. »

Le maire admet qu'il aurait fallu investir beaucoup plus dans les chaussées depuis plusieurs années et assure qu'il y aura encore une bonification pour le rattrapage. « On va essayer de maintenant l'investissement annoncé cette année, mais je ne prendrai pas l'engagement d'en mettre plus. Il reste que c'est une tendance qu'on veut suivre. »

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