Bibeau croit aux chances du dossier de l'aéroport de se régler

Marie-Claude Bibeau... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Marie-Claude Bibeau

Spectre Média, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) L'aéroport de Sherbrooke pourrait être le premier au Canada à offrir les services de sécurité à ses voyageurs grâce aux nouvelles mesures mises en place sous le gouvernement Harper.

La députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, a convoqué les médias lundi afin de dresser un bilan de ses premières semaines dans ses nouvelles fonctions. Le dossier de l'aéroport de Sherbrooke est le premier qu'elle a tenu à présenter.

« On a eu la visite de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACTSA), l'agence chargée de la fameuse désignation dont on a absolument besoin pour signer une entente commerciale avec une compagnie aérienne. L'agence est en train de faire une analyse des coûts puisqu'on sera vraisemblablement le premier aéroport à se prévaloir de ces nouvelles mesures, sinon parmi les premiers », soutient celle qui est également ministre du Développement international et de la Francophonie.

Cinq autres petits aéroports canadiens non désignés ont manifesté leur intérêt d'obtenir des services de sécurité de l'ACTSA.

« J'ai bon espoir que d'ici la fin du mois de janvier, la Ville de Sherbrooke sera informée du prix des services et des modalités de recouvrement des coûts », poursuit Mme Bibeau.

Rappelons que l'entente avec Ottawa stipule que les aéroports devront payer l'équipement de l'ACSTA, la formation, le soutien, les mises à niveau des installations, les obligations réglementaires, etc. Les coûts annuels d'exploitation se situeront entre 500 000 $ à 2 M$.

« J'espère et je crois que nous allons être capables d'obtenir un prix dans le bas de cette échelle », précise Mme Bibeau.

Secteur agricole

Dans les dernières semaines, la députée de Compton-Stanstead a rencontré les représentants des producteurs agricoles de la région. Ceux-ci lui ont expliqué l'enjeu entourant l'importation des protéines laitières et lui ont demandé son aide.

« C'est un dossier très complexe! La problématique liée à l'importation de protéines laitières concerne les douanes. J'ai eu des discussions avec plusieurs ministres et secrétaires parlementaires à ce sujet. Le but, à ce moment-ci, est de trouver la bonne personne, le bon interlocuteur. Comme nous sommes tous nouveaux dans nos fonctions, nous n'avons pas encore eu le temps de bien approfondir tous les départements des ministères... Je suis donc en train de démêler le spaghetti pour mener le dossier vers la bonne personne et le dénouer », explique Mme Bibeau qui affirme avoir déjà sensibilisé les deux principaux ministres dans ce dossier, soit le ministre du Commerce international et celui de l'Agriculture.

Réfugiés

Le gouvernement a maintenu le cap sur sa promesse d'accueillir 25 000 réfugiés syriens. L'Estrie participera à l'effort en accueillant environ 400 nouveaux réfugiés. Mme Bibeau a mis à profit son réseau de contacts afin de faciliter l'intégration des nouveaux arrivants.

« L'intégration des réfugiés dépend souvent de leur capacité à se trouver un emploi. J'ai souvent entendu que dans la région de Coaticook, il y a de l'emploi disponible. Nous avons donc assis ensemble les représentants des réfugiés, des membres de la MRC de Coaticook et la directrice générale du Service d'aide aux Néo-Canadiens afin d'identifier des entreprises qui ont des besoins et qui ont hâte d'avoir la visite des réfugiés. »

Cette « petite séduction » a eu comme résultat d'identifier quatre entreprises oeuvrant dans les secteurs textiles et agricoles désirant embaucher des réfugiés prêts à l'emploi. Le même travail de concertation sera mené dans les autres MRC de la circonscription de Comton-Stanstead.

Sécurité ferroviaire

Au cours des dernières semaines, une rencontre a eu lieu avec le Comité de vigilance pour sécurité ferroviaire de Lac-Mégantic ainsi qu'une autre rencontre avec un regroupement de citoyens de l'arrondissement de Rock Forest-Saint-Élie-Deauville. « Les premières démarches consistent à transmettre les inquiétudes et recommandations des citoyens au cabinet du ministre des Transports pour ensuite identifier des pistes de solution en collaboration avec les acteurs du milieu », résume Mme Bibeau.

« C'est un dossier très important pour notre région, mais cet enjeu ne se limite pas à l'Estrie, il doit être envisagé dans son ensemble », conclut-elle.

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