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Balbutiements d'un nouveau parti politique

Un deuxième parti politique pourrait voir le jour... (Archives, La Tribune)

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Un deuxième parti politique pourrait voir le jour à Sherbrooke.

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(SHERBROOKE) Un deuxième parti politique pourrait voir le jour à Sherbrooke. Depuis le 13 novembre, le nom du Rassemblement des citoyens et citoyennes de Sherbrooke a été réservé auprès du Directeur général des élections du Québec. Il s'agit d'une initiative de Thomas Bilodeau, un professeur d'allemand et d'espagnol de 28 ans.

Alors que les regards se portent vers les élus indépendants, le Mouvement Sherbrooke Démocratie et les citoyens de Brompton mécontents de la réforme de la gouvernance, c'est un citoyen relativement méconnu qui tente de lancer un mouvement d'opposition au parti du maire Bernard Sévigny. Interrogés abondamment sur la possibilité de créer un parti municipal, les autres intervenants n'ont jamais réussi à s'entendre sur une vision commune.

M. Bilodeau se dit impliqué dans la communauté notamment dans les districts de Jacques-Cartier et de Lennoxville. Il siège également au conseil d'administration de l'Association québécoise des enfants dyspraxiques.

Thomas Bilodeau ne souhaite pas être le chef du parti, mais aimerait probablement se présenter pour un poste de conseiller. Il viserait à ce que son parti présente une dizaine de candidats pour des postes de conseillers et un aspirant à la mairie. « Je voudrais probablement me présenter, mais ma réflexion n'est pas terminée. J'ai commencé la création d'un parti maintenant parce que c'est un processus assez long. J'ai commencé à recueillir des signatures parce qu'il en faut une centaine pour que le parti soit autorisé. »

M. Bilodeau n'a toutefois pas commencé à courtiser des membres potentiels, et encore moins des candidats. « Je pensais commencer après Noël. Ce serait vraiment pour les gens qui sont intéressés par un autre parti politique à Sherbrooke, ceux qui veulent autre chose que le Renouveau sherbrookois. J'aimerais que des gens plus jeunes s'impliquent pour créer une équipe intergénérationnelle. »

Le jeune homme voudrait approcher le Mouvement Sherbrooke Démocratie pour tâter le terrain. Il pense aussi à certains élus indépendants.

« Je souhaiterais un conseil avec une meilleure vision du développement durable axée sur le transport en commun. Le conseil actuel ne met pas beaucoup d'énergie dans ce dossier-là. Le seul but ne serait pas de s'opposer au Renouveau sherbrookois, mais de viser une plus grande rigueur budgétaire pour que l'argent soit mieux investi. Nous devrons nous activer en 2016 et je souhaite tendre la main à la communauté anglophone et à celle de Brompton. »

Le coporte-parole de Sherbrooke Démocratie, Vincent Beaucher, dit qu'il sera toujours intéressé à parler des dossiers concernant la Ville, mais qu'il n'est pas de l'intention de son regroupement de prendre part à un mouvement d'opposition systématique au Renouveau sherbrookois. « Nous n'envisageons pas dans l'immédiat de créer un parti politique, surtout que nous avons remis en question la pertinence des partis. Notre rôle est davantage de poser des questions et de soulever des incohérences. »

M. Beaucher émet des doutes que la démarche portera ses fruits. « Il y a beaucoup de travail à faire. Il est difficile de se prononcer sans avoir pris connaissance des orientations, de la structure de ce qui est proposé. Je suis toutefois très heureux que de plus en plus de gens s'intéressent à la politique municipale. »

Rappelons qu'un autre parti s'était opposé au Renouveau sherbrookois aux dernières élections, le parti Comme une eau Terre, qui a été dissout cet automne.

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