Plus question d'abaisser la limite à 40 km/h

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La vitesse dans les rues de Sherbrooke a diminué au cours des trois dernières années et il n'y a pas lieu de réduire la limite à 40 km/h.

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(SHERBROOKE) La vitesse dans les rues de Sherbrooke a diminué au cours des trois dernières années et il n'y a pas lieu de réduire la limite à 40 km/h. C'est la recommandation que devrait adopter le conseil municipal lundi prochain.

Un projet pilote de réduction de la limite de vitesse faisait partie des engagements de Bernard Sévigny en 2009, mais le maire s'est ravisé. Le sujet revient régulièrement au conseil municipal, comme les plaintes de vitesse excessive dans les rues de la ville. Dans son bilan des actions et des recommandations pour réduire la vitesse dans les rues, Jocelyn Grenier, directeur de la division des infrastructures de transport et de construction, a pourtant démontré que le comportement des automobilistes s'améliore.

« Dans notre dernière mise à jour du genre, en 2012, nous avions opté pour le déploiement des zones de 30 km/h près des écoles », rappelle M. Grenier.

La Ville procède à environ 65 études de cas sur la vitesse chaque année dans des secteurs identifiés par les citoyens. La collecte s'effectue 24 h/24 pendant plusieurs jours. Ces études permettent de conclure que dans près de 75 % des sites étudiés, la vitesse au 85e percentile, qui sert de référence, est inférieure à 55 km/h.

« Actuellement, les vitesses sont à la baisse à Sherbrooke. Pour l'instant, les stratégies que nous mettons de l'avant portent leurs fruits. Nous sommes peut-être mieux d'intensifier ces actions. Dans les villes qui ont adopté la limite à 40 km/h, la réduction de la vitesse est peu perceptible, soit d'environ 2 km/h. Il coûterait près d'un million de dollars pour changer la signalisation et faire les campagnes d'information nécessaires », mentionne M. Grenier.

« Si la limite de 30 km/h est respectée en zone scolaire, pourquoi elle ne le serait pas ailleurs? » a interrogé le conseiller Louisda Brochu.

« La moitié des rues concernées ont déjà des contraintes comme des avancées de trottoir. On ne peut conclure que les comportements sont dictés par la seule limite de vitesse », répond Jocelyn Grenier. « Il y a de plus en plus de villes qui adhèrent à la limite de 40 km/h, mais il y a toujours un dénominateur commun : il n'y a pas de données perceptibles quant à la réduction de la vitesse. »

« À Gatineau, en 2009, ils ont mené un projet pilote. Malgré l'abaissement de la limite, la vitesse moyenne avait augmenté de 0,7 km/h. Dans leur rapport, ils émettaient de fortes réserves sur la réduction de la limite. Je préfère baser mon orientation sur des faits », a mentionné Bernard Sévigny.

Annie Godbout s'est dite extrêmement déçue des recommandations. « J'aurais aimé voir un vrai projet pilote dans un de nos quartiers. Les quartiers ne sont pas tous pareils. À Rock Forest, nous n'avons pas de trottoirs. Ce serait un bon endroit pour un projet pilote. Je n'embarque pas dans vos recommandations. »

Hélène Dauphinais s'est ralliée à la majorité en souhaitant qu'on puisse étudier des cas particuliers, même si la limite est respectée, quand les citoyens sont majoritaires à déplorer la vitesse dans leur rue. Vincent Boutin a rappelé qu'un changement de la limite entraînerait des coûts importants pour refaire les trajets de la Société de transport de Sherbrooke, alors que Chantal L'Espérance s'inquiétait de la vitesse sur les rues collectrices et les grandes artères, où l'utilisation de bollards ou d'avancées de trottoirs n'est pas possible. Elle pensait notamment au boulevard de Portland.

Enfin, Jocelyn Grenier a mentionné que la cohabitation avec les piétons et les cyclistes contribue à réduire les vitesses. La piste cyclable sur le boulevard Jacques-Cartier aurait entraîné des réductions de vitesse. « Essayez de rouler à 50 km/h sur Wellington. C'est impossible parce que la cohabitation est importante... »

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