Deux familles de réfugiés syriens arrivent à Sherbrooke

Hagop Manushian tient sa petite fille Rita Mahserjian... (La Presse Canadienne)

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Hagop Manushian tient sa petite fille Rita Mahserjian dans ses bras à leur arrivée à Toronto.

La Presse Canadienne

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(Sherbrooke) L'Église orthodoxe syriaque de Sherbrooke accueillera finalement deux familles de réfugiés syriens en fin de semaine, pour un total de neuf personnes.

La première famille est arrivée à Montréal dans la nuit de vendredi à samedi, en provenance du Liban, vraisemblablement à bord d'un vol régulier. Il s'agit du frère de l'archevêque de l'Église syriaque orthodoxe de Montréal, avec sa mère, sa femme et leurs deux enfants. Cette famille était en démarche d'immigration depuis plusieurs mois déjà, avec le parrainage de l'église sherbrookoise.

La seconde famille, un couple et ses deux enfants, doit arriver samedi soir à bord du deuxième avion militaire affrété par le gouvernement canadien.

Diacre de l'Église syriaque, Gamil Turk explique que le curé de l'église Saint-Ephrem et des bénévoles iront à leur rencontre à l'aéroport de Montréal et que tout est prêt pour que les deux familles entreprennent de s'installer dans leur nouvelle vie à Sherbrooke.

Les appartements sont loués et meublés, des visites de la ville sont organisées, des bénévoles sont prévus pour aider les nouveaux arrivants à remplir les différentes exigences, dont la précieuse inscription à des cours de francisation.

« La première difficulté, c'est la langue, dit M. Turk. L'arabe, c'est complètement différent du français et de l'anglais. C'est après qu'ils peuvent commencer à s'adapter lentement. »

L'Église syriaque a volontairement choisi l'est de la ville pour loger les familles qu'elle parraine, à proximité de son église et des autres réfugiés qui sont arrivés dans le passé, dans l'espoir de faciliter leur intégration.

« Ce n'est pas facile pour eux. Ils ont perdu tous leurs biens, leur argent, leur famille... Ce n'est pas facile, mais ça reste toujours mieux que ce qu'ils vivent là-bas », lance M. Turk.

Le diacre qui intervient de près dans l'accueil de réfugiés à Sherbrooke depuis deux ou trois ans observe qu'au bout d'un an, un an et demi, ils seront prêts pour la plupart à intégrer le marché du travail. « Soixante pour cent de ceux qui sont arrivés depuis deux ans ont trouvé du travail », assure-t-il.

Même si les confirmations arrivent au compte-goutte, l'Église syriaque espère recevoir une centaine de familles à Sherbrooke, soit environ 300 personnes, dont la moitié avant la fin de 2015. Elles s'ajouteront aux familles de réfugiés pris en charge par l'État via le Service d'aide au Néo-Canadiens.

Logement

Par ailleurs, la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec a publié vendredi les résultats d'un sondage auprès de ses membres qui révèle que 49 pour cent des propriétaires de l'Estrie loueraient un logement à des réfugiés syriens s'ils avaient la garantie que le loyer serait payé.

Le taux de propriétaires favorables atteint 57 pour cent si ces réfugiés étaient parrainés par un organisme qui agirait comme intermédiaire et qui assurerait un suivi. En Estrie, 38 pour cent des propriétaires sondés par la CORPIQ ont un logement vacant.

« Le fait qu'autant de propriétaires veulent accueillir des réfugiés renverse une fois pour toutes certains mythes qui laissent croire à tort à des valeurs autres et à des préjugés omniprésents », en conclut Hans Brouillette, directeur des affaires publiques de la CORPIQ. L'organisme précise n'avoir reçu, jusqu'à maintenant, aucun appel des autorités gouvernementales ou municipales responsables de l'arrivée des réfugiés syriens.

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