Un ancien candidat à la mairie veut acheter l'Hôtel Wellington

L'ancien candidat à la mairie de Sherbrooke Roy Patterson revient à la charge... (Archives La Tribune, René Marquis)

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(SHERBROOKE) L'ancien candidat à la mairie de Sherbrooke Roy Patterson revient à la charge pour acheter l'Hôtel Wellington, situé au 68 rue Wellington Sud. Il y a deux ans, M. Patterson avait tenté de former une coopérative de solidarité pour se porter acquéreur de l'établissement. Il cherche à mettre sur pied un projet semblable et souhaite recueillir des fonds à l'aide du sociofinancement.

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Roy Patterson

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Roy Patterson propose donc d'acheter l'hôtel pour 1,8 M$, un montant auquel a acquiescé l'actuel propriétaire Karimi Ramezanali, dans la mesure où la vente peut se concrétiser avant le 8 février. M. Patterson n'a toutefois déposé aucune somme pour garantir son option d'achat.

«La majorité de la somme serait recueillie par sociofinancement. Nous commencerons avec une courte campagne sur Kickstarter pour amasser 5000 $. Après, nous lancerons une campagne plus grande», explique-t-il.

Concrètement, l'acheteur potentiel ne souhaite pas qualifier son projet de coopérative. «Ce serait le principe d'un club dans lequel nos investisseurs auraient un retour sur leur investissement. Le grand but, ce serait d'améliorer la condition de vie de nos membres grâce à l'économie du partage.»

Environ 65 chambres seraient donc louées pour une période d'au moins un an, avec comme objectif d'aider les locataires à trouver un appartement. Les autres chambres continueraient d'être offertes aux visiteurs et touristes avec la même vocation d'hébergement qu'un hôtel. Une cafétéria offrirait des repas à moins de 20 $. «On ne veut pas que ça coûte plus cher que d'habiter dans un appartement, mais la qualité de vie serait meilleure. On ne partagerait pas seulement l'hôtel, mais aussi les voitures et les scooters.»

«J'ai déjà refusé une offre de 2,3 M$, mais le temps passe et il faut bien vivre.»


Roy Patterson ne voit pas la nécessité de rénovations majeures dans le bâtiment. «Nous pourrions investir 200 000 $ pour des affaires cosmétiques, comme changer les draps et rendre les chambres plus modernes, mais nous ne ferions pas de grands changements.»

M. Patterson est conscient qu'il ne dispose que de deux mois et que le délai est très court. Il rapporte avoir parlé avec des investisseurs, mais ne veut pas dévoiler les sommes qu'il pourrait avoir déjà recueillies. Si personne d'autre ne se manifeste, Roy Patterson espère pouvoir continuer à amasser des fonds après la date du 8 février.

Le propriétaire Karimi Ramezanali cherche à vendre son hôtel depuis plusieurs années. «J'ai déjà refusé une offre de 2,3 M$, mais le temps passe et il faut bien vivre. Maintenant, je demande 1,8 M$. C'est ce que nous demandions quand nous avons mis l'hôtel à l'encan il y a deux ans. En ouvrant le bar, la piscine et en louant les salles, on pourrait faire un million par année.»

M. Ramezanali rapporte avoir fait des rénovations mineures récemment en changant les systèmes d'alarme incendie, en ajoutant des caméras et en changeant quelques portes et fenêtres.

Le conseiller Serge Paquin n'avait pas encore discuté avec M. Patterson jeudi. «Je lui souhaite la meilleure des chances. L'Hôtel Wellington est un élément majeur du centre-ville. Nous avons besoin de quelqu'un qui est capable de bien l'exploiter avec la mise à niveau qui est nécessaire. Le bâtiment a besoin de beaucoup d'investissements. Nous sommes prêts à travailler avec n'importe quel acheteur sérieux.»

L'acheteur dont l'offre avait été refusée lors de l'encan en 2013, parce que jugée trop basse à 1,4 M$, demeurerait intéressé par l'hôtel, mais à un prix inférieur à celui exigé.

Par ailleurs, M. Patterson a demandé à la Ville de retirer des cloches de béton situées derrière l'hôtel, dans le stationnement. Il y voit un lien avec le taux d'occupation de l'établissement, qu'il évalue à 5 %, largement sous la moyenne sherbrookoise.

«Il serait intéressant de connaître les investissements du propriétaire dans son hôtel. Je ne suis pas sûr qu'il y en a eu beaucoup dans les dernières années, ce qui peut expliquer le taux de vacances qui est plus élevé que sur le reste du territoire. Je ne crois pas que ce soit seulement l'entrée du stationnement qui soit en cause», a rétorqué Serge Paquin.

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