La rue Chauveau sera prolongée

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Tout indique que le conseil municipal donnera son accord au prolongement de la rue Chauveau lors de son assemblée lundi soir.

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(SHERBROOKE) Plus rien n'empêche le prolongement des rues Chauveau et Martin, dans le secteur Rock Forest. Après avoir entériné les travaux, puis fait marche arrière au printemps, le conseil municipal donnera vraisemblablement son aval une seconde fois aux prolongements lundi soir.

Lors du vote tenu le 16 février, les élus croyaient que tous les terrains concernés pour procéder aux travaux appartenaient au promoteur, tel que l'exigeait la Ville. L'achat de la propriété du 4273 rue Martin était nécessaire pour permettre l'urbanisation de la rue, mais aucune entente n'était intervenue avec la propriétaire. Dans les dernières semaines, le scénario a changé.

« Pour ouvrir une rue, un promoteur doit avoir l'accord de 85 % des propriétaires riverains », explique la conseillère Annie Godbout.

Au point de départ, l'accord de la famille de Claude Marcheterre, propriétaire du terrain, était nécessaire pour faire pencher la balance puisque la Ville refusait de prendre position. Toutefois, puisque la Ville avait donné son aval en février pour prolonger la rue, les terrains lui appartenant, du côté du parc Chauveau, ont été inclus dans le calcul. De ce fait, le pourcentage d'accord requis était atteint.

La Ville devait néanmoins se porter acquéreur d'une parcelle de terrain de la famille Marcheterre pour assurer les travaux nécessaires au prolongement de la rue Martin et, du même coup, régler des problèmes d'inondation et d'écoulement pluvial dans le secteur. Sans un accord négocié, elle aurait pu procéder par expropriation. M. Marcheterre s'est donc prêté au jeu de la négociation.

« Pour les travaux sur la rue Martin, ça ne nous dérangeait pas, mentionne Claude Marcheterre. Mais nous étions opposés au prolongement de la rue Chauveau. Au point de départ, on nous avait dit qu'on attendrait la construction du boulevard René-Lévesque avant de faire les travaux, pour éviter le transit. »

«Une somme très salée»

En désaccord avec le prolongement de la rue Chauveau, M. Marcheterre devra tout de même défrayer une facture de 119 000 $, selon ses dires, en raison des travaux permanents pour aménager la voie de circulation. Puisqu'il est propriétaire riverain de la future rue, il n'aura d'autre choix que d'assumer ces frais.

« C'est une somme très salée. Nous devrons vendre plus de la moitié de notre terrain pour payer cette facture. Pourtant, ce n'est pas nous qui demandons le prolongement », avance M. Marcheterre. « Nous devrons aussi déplacer ou démolir le garage parce qu'il sera trop proche de la rue. »

Selon Annie Godbout, la Ville se chargera de lotir les terrains que la famille Marcheterre vendra. « Avec leur valeur de vente, ça couvrira les sommes à payer. Selon les informations que j'ai, tout se fait de façon équitable. Il y a eu de la négociation de bonne foi des deux côtés. »

« Nous ne donnons pas notre accord de gaieté de coeur, mais nous n'avons pas le choix », rétorque Claude Marcheterre.

La rue Chauveau doit être prolongée jusqu'à atteindre les rues Taschereau et Jean-Jacques-Lafontaine. Ces travaux permettraient la construction de 19 nouvelles résidences unifamiliales. Un projet en ce sens a été présenté par la compagnie Les Habitations M. Fontaine inc. Le parc Olivier-Chauveau serait aussi agrandi.

En février, le maire Bernard Sévigny s'était montré ouvert à évaluer des moyens d'atténuer les impacts pour les citoyens de la rue Martin, qui craignent de voir leur rue se transformer en raccourci. Il avait évoqué une rencontre avec les conseillers concernés et les citoyens du secteur pour trouver une solution acceptable.

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