Prison Winter: «Nous ne sommes pas abattus!»

Le directeur de la Société d'histoire de Sherbrooke est déçu de la... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) Le directeur de la Société d'histoire de Sherbrooke est déçu de la recommandation défavorable de Destination Sherbrooke par rapport au projet de mise en valeur de la prison Winter. « Mais nous ne sommes pas abattus! » assure Michel Harnois.

L'organisme paramunicipal a conseillé lundi aux élus municipaux, suivant les conclusions d'une étude de marché, de ne pas aller de l'avant avec le projet, faute de revenu suffisant pour justifier les 5,6 M$ nécessaires à la remise en état complète de la prison et aux activités d'interprétation et d'accueil.

Selon M. Harnois, un sondage réalisé en bonne et due forme aurait peut-être changé la donne.

« On considère l'étude incomplète. On aurait aimé qu'elle comprenne un sondage réalisé auprès des touristes potentielles », explique-t-il.

M. Harnois considère toujours que la prison a toutes les caractéristiques nécessaires pour devenir un attrait touristique important.

« Ma longue expérience dans le monde de la muséologie me convainc que la prison a tout ce qu'il faut : un lieu attrayant, un côté mystérieux, une histoire liée à la criminalité et à la justice qui pique la curiosité des gens », assure-t-il.

Pas question donc d'abandonner le projet de mise en valeur du bâtiment condamné par la Régie du bâtiment en 2007. M. Harnois estime qu'il est temps de passer à l'action avec la mise sur pied d'un projet « allégée » de 300 000 $, malgré l'absence d'étude de marché spécifique à cette nouvelle version.

« Il me faut 9000 $ pour réaliser cette étude qui me permettrait de connaître le marché », soutient M. Harnois qui a déjà commencé à cogner à des portes pour obtenir le financement nécessaire pour aller de l'avant.

« Je suis confiant que nous pouvons générer des revenus avec ce projet et faire nos preuves. Nous pourrons reparler de notre projet ''5 étoiles'' dans 2 , 3 ou 4 ans. »

Le directeur de la Société d'histoire affirme s'être entretenu avec le président de Destination Sherbrooke, Rémi Demers, et celui-ci lui aurait assuré que l'organisme paramunicipal l'aiderait au niveau de la promotion de la prison.

Avec une version à 300 000 $, à quoi peut-on s'attendre?

« Nous ne pourrons pas avoir accès à l'ensemble du bâtiment puisque ça coûterait 4 M$ le remettre entièrement en état. Mais la prison compte six blocs cellulaires individuels et six blocs collectifs; quand on en a vu un, on les a tous vus. On va donc pouvoir limiter l'espace de visite et offrir de l'interprétation dans certaines salles », affirme M. Harnois.

« Notre objectif à long terme est d'occuper l'ensemble de la bâtisse et pour ce faire, je suis conscient qu'il faut générer des revenus », résume le directeur.

Des professeurs de Cégep et d'Université auraient d'ailleurs déjà manifesté leur intérêt pour louer des locaux aménagés dans la prison afin de donner de la formation spécifique sur la loi carcérale, entre autres.

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