Front commun: les syndiqués aux quatre coins de la ville (photos et vidéos)

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(SHERBROOKE) Les syndiqués du front commun estrien étaient visibles aux quatre coins de Sherbrooke jeudi. Les automobilistes, eux, devaient s'armer de patience. Les syndicats accusent le gouvernement Couillard d'être méprisant envers ses travailleurs.

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La Tribune, Isabelle Pion

«Un gouvernement qui n'hésite pas à verser 1,25 milliard pour sauver 17 000 emplois chez Bombardier est sûrement capable de faire plus pour 500 000 emplois! C'est tellement désolant de constater qu'un premier ministre, qui a eu une carrière des plus brillantes et exercé une profession extrêmement prestigieuse, fait preuve d'autant de mépris envers celles et ceux qui lui ont permis d'accéder à la strate la plus favorisée de la population! M. Couillard, par la bouche de son ministre du Conseil du trésor, crache littéralement sur les travailleurs qui ont accompagné un petit garçon vers le chemin qu'il souhaitait emprunter afin de devenir ce qu'il souhaitait devenir», commente Julie Dubois, présidente du Syndicat du personnel de soutien scolaire (TRUSS-CSQ) de la Commission scolaire Eastern Townships (CSET).

Le président du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie (SEE), Benoit Houle, estime quant à lui que le gouvernement joue avec les mots en déplaçant les gels salariaux prévus pour les deux premières années à la première et à la dernière année.

L'offre initiale prévoyait un gel salarial au cours des deux premières années, et 1 % pour les trois années subséquentes. Québec propose maintenant un gel la première année, 1 % pendant trois ans et un gel la dernière année. Les syndiqués réclament quelque 13,5 % sur trois ans.

Des centaines de travailleurs du milieu de l'éducation de la CSQ ont convergé en Estrie. jeudi matin. Le front commun regroupe différentes instances syndicales et des employés de différentes sphères d'emploi, principalement des milieux de l'éducation, de la santé et de la fonction publique. Les perturbations du réseau routier étaient prévues jusqu'à 13h30 environ. Toutes les écoles de la région sont fermées.

Les travailleurs manuels de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) ont formé des piquets de grève tôt jeudi matin, vers 6h30, devant l'entrée qui mène à l'école secondaire du Triolet et du bâtiment administratif de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke. Le syndicat regroupe notamment des peintres, des plombiers, des électriciens...

«L'offre du gouvernement est inacceptable, je suis d'accord avec tous les autres syndicats. Mais nous notre combat, c'est que depuis 15 ans, on a perdu 31 postes en conciergerie par attrition, et à l'atelier, depuis 20 ans, c'est minimum 20 postes. Maintenant, vu le nombre de gens en conciergerie diminué de beaucoup, l'entretien est plus difficile. Et à l'atelier, il y a 14 travailleurs pour 54 bâtisses, c'est très difficile... Il y a beaucoup de contrats privés », commente Daniel Labrecque, président du Syndicat du personnel manuel.

Le front commun sera aussi en grève vendredi. Des rassemblements auront lieu à différents endroits dans la région, mais aucune manifestation monstre n'est prévue à Sherbrooke.

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