Le bilan du maire fait réagir à Brompton

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Le porte-parole du groupe Contre la disparition de Brompton, Pierre Meese, juge « fâchant » le bilan que dresse le maire Bernard Sévigny des deux premières années de son mandat.

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(SHERBROOKE) Le porte-parole du groupe Contre la disparition de Brompton, Pierre Meese, juge « fâchant » le bilan que dresse le maire Bernard Sévigny des deux premières années de son mandat. Le fait de considérer la réforme de la gouvernance comme le plus grand accomplissement froisse certains citoyens de l'arrondissement de Brompton.

« Nous avons fait la réforme avec un statut spécial pour Brompton, ce qui est une première au Québec », avait déclaré M. Sévigny la semaine dernière dans une entrevue accordée à La Tribune.

« Ça fait plusieurs fois qu'il revient sur la réforme comme étant un grand accomplissement et qu'il affirme protéger Brompton. Nous trouvons ça un peu fâchant. Nous avons l'impression qu'il s'attribue le mérite pour un travail qui n'est pas le sien. Si on n'avait pas été là pour défendre Brompton, cet accommodement ne serait jamais venu », commente M. Meese.

« Oui, en commission parlementaire, le maire a défendu le statut protégé de Brompton, mais ce n'était pas par grandeur d'âme. C'était parce qu'il n'avait pas le choix. Il s'était avancé là-dessus au conseil et avoir promis d'inscrire dans la charte que les limites de Brompton seraient immuables. »

Les blessures sont donc encore vives à Brompton et certains, dont M. Meese, pourraient être intéressés à travailler au sein d'un parti qui s'opposerait à celui du maire Bernard Sévigny. Le porte-parole du groupe Contre la disparition de Brompton croit qu'une nouvelle formation politique devra nécessairement construire ses bases sur la présence d'élus siégeant déjà au conseil municipal.

« Ça se discute, mais on dirait que les élus indépendants ont de la difficulté à s'entendre. Ils disent qu'ils croient plus ou moins à la pertinence d'un parti, mais si c'est la seule façon de changer les choses, ils pourraient le considérer. Je crois qu'un parti, sans la présence de conseillers déjà élus, n'aurait pas beaucoup de chances de survie. Les gens votent souvent pour les candidats sortants. Nous n'aurions pas assez de temps pour nous faire connaître. La seule solution serait que des élus actuels se commettent. »

Pierre Meese réitère qu'il ne sent pas la capacité des élus actuels à former un groupe homogène. « Ce serait une bonne chose d'avoir un contrepoids, mais personne n'ose se prononcer. »

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