Longue mise au point sur les contrats des organismes paramunicipaux

Bernard Sévigny a livré une mise au point... (Archives, La Tribune)

Agrandir

Bernard Sévigny a livré une mise au point sur l'octroi de contrats par des organismes paramunicipaux, mardi, à l'occasion d'un atelier de travail public des élus sherbrookois.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny a livré une longue mise au point au sujet de l'octroi de contrats par des organismes paramunicipaux, mardi, à l'occasion d'un atelier de travail public des élus sherbrookois.

Hélène Dauphinais... (Archives, La Tribune) - image 1.0

Agrandir

Hélène Dauphinais

Archives, La Tribune

Dans un document d'une quinzaine de pages, il répond de façon détaillée à une trentaine de questions ou inquiétudes que posait la conseillère Hélène Dauphinais dans un document distribué aux autres élus et publié sur son blogue. Il n'a pas apprécié certaines allégations de sa collègue.

Rappelons que Mme Dauphinais et Jean-François Rouleau avaient demandé que le vérificateur général s'intéresse à l'octroi des contrats par les organismes paramunicipaux. Le 19 octobre, en atelier de travail, le comité exécutif a recommandé de ne pas confier un tel mandat au vérificateur après une analyse effectuée par les services juridiques.

Le maire a précisé s'être livré lui-même à l'exercice de répondre à Mme Dauphinais. « Il ne faut surtout pas voir dans cette mise au point une tentative de museler les membres du conseil municipal à l'égard des positions qu'ils défendent. [...] Lorsque les questionnements que l'on rend publics prennent la forme d'insinuations ou d'allégation ou [...] suggèrent des comportements erratiques ou sèment le doute sur l'intégrité des gens, ceux-ci doivent reposer sur de l'information objective et sur des faits », a dit le maire.

Mme Dauphinais aurait entre autres aimé que le mandat des services juridiques dépasse la seule conformité à la légalité des contrats, ce à quoi le maire répond que l'idée de savoir si l'argent est bien dépensé est subjective et que les services juridiques n'avaient pas le mandat de porter un jugement sur la pertinence des contrats.

Mandat du vérificateur

La conseillère trouvait également le mandat plus restreint que ce qu'elle aurait souhaité voir confié au vérificateur général. « Le mandat [...] a été déterminé par le comité exécutif. Il a été circonscrit en fonction des questions soulevées par des membres du conseil, de l'ampleur des enjeux, de l'autonomie reconnue aux C.A. des organismes paramunicipaux [...] Je conçois que la conseillère Dauphinais ne soit pas d'accord à l'effet que le comité exécutif n'ait pas donné suite intégralement à son souhait », a répondu Bernard Sévigny en jugeant légitime une telle réaction.

«Ce n'est pas moi qui fais l'agenda. Le sujet était à l'atelier public.»


Des questions ont été soulevées sur un contrat de 34 492 $ octroyé de gré à gré par Sherbrooke Innopole. S'il ne respectait pas le processus juridique à la lettre, le contrat a fait l'objet d'un appel d'offres sur invitation. Un haut dirigeant siégeait au C.A. de Sherbrooke Innopole quand son entreprise a obtenu un contrat? Faux, démontre le maire, preuves à l'appui.

À combien se chiffrait le contrat octroyé au Musée de la nature et des sciences pour la réalisation du plan directeur des parcs nature? Réponse : 20 000 $, accordé de gré à gré comme le permet la loi. 

Pourquoi le contrat attribué au Musée pour la gestion de la Maison de l'eau est-il signé par le vice-président plutôt que la directrice générale? Parce que cette dernière, conjointe du maire, voulait éviter de se placer en situation d'apparence de conflit d'intérêts.

Le maire a continué de répondre à des questions préalablement soulevées pendant une trentaine de minutes.

Discrédit?

À l'issue de l'exercice, Hélène Dauphinais a considéré qu'on lui reprochait de poser ses questions publiquement alors que le dossier était traité devant public. « Ce n'est pas moi qui fais l'agenda. Le sujet était à l'atelier public. Si je voulais poser mes questions, je n'avais pas le choix. »

La conseillère considère que certaines de ses questions sont toujours sans réponse, mais a remercié le maire d'avoir calmé plusieurs de ses inquiétudes. « Vous apportez plusieurs points d'éclaircissement qui méritaient d'être discutés. Peut-être que je ferai davantage attention à certaines expressions pour éviter de donner une impression différente de celle que je veux laisser. »

Mme Dauphinais n'a pas aimé l'exercice pour autant. « Le maire en a fait tout un événement alors qu'il aurait pu s'y prendre beaucoup plus simplement. Souvent, quand j'émets des commentaires, on me contredit et on met de la pression, peut-être en espérant que je commenterai moins ou que je pose moins de questions. Peut-être voulait-il lancer l'idée d'un peu de discrédit. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer