Réfugiés syriens: le Service d'aide aux Néo-Canadiens sur un pied d'alerte

Le SANC est sur un pied d'alerte à la suite de l'annonce du Canada qui souhaite... (Photo AP)

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(SHERBROOKE) Le Service d'aide aux Néo-Canadiens (SANC) est sur un pied d'alerte. À la suite de l'annonce du Canada qui souhaite accueillir 25 000 réfugiés syriens, le SANC sait qu'il recevra des réfugiés, mais il ne sait pas encore quand et combien.

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Mercedes Orellana

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« On n'a pas encore de chiffres exacts. Ça devrait être incessamment », commente Mercedes Orellana, la directrice du SANC. De son côté, l'Église syriaque orthodoxe a soumis 100 dossiers et s'attend à recevoir environ 300 personnes provenant de la Syrie, l'Irak, la Jordanie, le Liban et la Turquie.

« On est déjà en mode planification. À l'interne, on a averti l'équipe de bénévoles, de travailleurs et d'intervenants », indique Mme Orellana, en ajoutant que l'organisme est aussi en lien avec des partenaires comme la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke et la Ville de Sherbrooke.

Ottawa a annoncé la formation d'un comité spécial chargé d'aider à faire venir 25 000 Syriens dont fait partie la nouvelle ministre du Développement internationale et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead.

«La grosse inconnue, c'est combien de personnes vont arriver et quand.»


Le gouvernement fédéral souhaite les accueillir avant les Fêtes, mais ne sait pas quand exactement ils arriveront.

« La grosse inconnue, c'est combien de personnes vont arriver et quand. Ce sont les éléments manquants de l'équation... et à quelle fréquence. S'ils arrivent d'un seul coup, ce n'est pas la même chose », souligne-t-elle. Elle précise que les directives du ministère de l'Immigration prévoient que les réfugiés doivent être installés dans leur logis dans un délai de cinq jours. « Ça roule... Une des choses que j'anticipe, c'est qu'on ne serait peut-être pas en mesure de les installer à l'intérieur de cinq jours », dit-elle en faisant part de sa préoccupation si les réfugiés arrivaient massivement et en même temps. «C'est pas juste de trouver l'appartement, il faut le meubler, qu'il y ait le minimum. »

Le SANC les appuiera dans leurs démarches administratives.

Diacre à l'Église orthodoxe syriaque, Gamil Turk espère pouvoir accueillir les réfugiés avant Noël. Il souhaite que les démarches puissent se faire rapidement. « L'hiver va arriver, les conditions dans les camps vont être plus difficiles. »

L'Église syriaque orthodoxe a déjà mis en garantie 1 M$ qui l'autorise à parrainer une quarantaine de familles par année. Les 100 dossiers qu'elle a soumis s'ajoutent. Chaque dossier compte en moyenne trois personnes. Il s'agit notamment de membres des familles installées ici, des amis, des voisins...

Le SANC prévoit faire appel à la population pour combler les besoins des réfugiés. Elle entend du même coup informer les gens de l'aide qui pourra être particulièrement utile.  « On a déjà commencé à recevoir des appels spontanés de gens qui veulent offrir leur aide. »

C'est la même chose du côté de l'Église syriaque orthodoxe. « On veut d'amasser des meubles usagés, tout ce qu'on peut trouver », indique M. Turk en soulignant qu'il faudra aussi dénicher des appartements aux personnes qui s'installeront à Sherbrooke.

Pour le moment, le SANC a une entente avec le ministère de l'Immigration valide jusqu'en juin 2016 qui prévoit l'accueil de 224 réfugiés pris en charge par l'État (adultes et enfants).

Jusqu'ici, les réfugiés syriens qui sont arrivés à Sherbrooke sont des réfugiés parrainés par l'Église syriaque orthodoxe. Depuis le début de l'année, environ 125 personnes sont arrivées de Syrie et d'Irak.

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