«Le leadership par les résultats»

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«Je suis un partisan d'exprimer le leadership par les résultats. C'est moins flamboyant, plus discret, mais probablement un peu plus efficace», signale le maire Bernard Sévigny en livrant son bilan de mi-mandat.

Imacom, René Marquis

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(SHERBROOKE) Voilà maintenant deux ans que le conseil municipal actuel siège à l'hôtel de ville de Sherbrooke. À la mi-mandat, le maire Bernard Sévigny considère toujours que la réforme de la gouvernance constitue la plus grande réalisation du conseil et il convient que son administration a dû gérer quelques crises.

Dans les deux dernières années, l'administration Sévigny a lancé un grand chantier pour récupérer 11 M$ avant la fin du mandat. Elle a aussi vu le début des travaux pour le prolongement du boulevard de Portland, déposé la candidature de la ville pour l'obtention de Jeux de la Francophonie et opté pour la construction d'un toit au-dessus des gradins de la place Nikitotek. Parallèlement, l'acquisition potentielle de l'Orford Express a avorté, la gestion du transport adapté a été remise en question et la communication déficiente avec les propriétaires riverains du boulevard Industriel a causé des remous.

« Dans le dossier de la gouvernance, nous avons fermé la boucle en juin quand l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi sur la réforme. Ça veut dire que cette année a été celle de la mise en oeuvre et que l'objectif financier a été atteint, à l'exception des 650 000 $ qui seront économisés à l'automne 2017 avec la diminution du nombre d'élus. Nous avons fait la réforme avec un statut spécial pour Brompton, ce qui est une première au Québec. »

M. Sévigny se réjouit aussi d'avoir investi plus qu'il ne l'aurait espéré dans le bitume. L'objectif : 40 M$ en quatre ans. Le maire estime que 28,5 M$ ont été investis jusqu'à maintenant. « Je ne pense pas qu'on ira en reculant ou en diminuant ces montants-là. La cadence est de faire du rattrapage. Dans les prochaines années, les gens vont sentir qu'on est en train de retaper la ville. »

Le pacte fiscal, le projet de loi sur les régimes de retraite, le rapport Perrault sur la reddition de compte des municipalités, les projets provinciaux ont donné l'impression d'occuper beaucoup la scène municipale cette année. « C'est peut-être une impression parce qu'on a fait beaucoup de travail de fond. C'est moins spectaculaire, moins médiatisé, mais nous faisons du développement en plus de la gestion. »

Bernard Sévigny cite entre autres la préparation de la Semaine de l'entrepreneuriat, qui vise à dégager une stratégie entrepreneuriale qui sera déployée sur plusieurs années. « C'est vrai aussi pour le pont des Grandes-Fourches. On espère une entente d'ici la fin de l'année. Nous travaillons aussi à une stratégie pour développer l'ouest, soit Saint-Élie et Rock Forest. Le plan directeur n'est pas fait, mais nous avons agi pour débloquer le développement en attendant. »

Leadership

Certains ont remis en doute le leadership de M. Sévigny, lui reprochant entre autres sa gestion du dossier du boulevard Industriel. « Il ne faut pas confondre les choses. On ne se lève pas un matin en décidant d'être un leader. Si les autres ne veulent pas, tu ne le seras pas. Je ne pense pas qu'on peut me reprocher mon manque de leadership dans le dossier de l'aéroport. Et quand on a rencontré les propriétaires du boulevard Industriel, c'est moi qui étais à la table. Je suis un partisan d'exprimer le leadership par les résultats. C'est moins flamboyant, plus discret, mais probablement un peu plus efficace. J'essaie de ne pas brûler de ponts avec les intervenants politiques. »

Bernard Sévigny reconnaît qu'il a été une grosse erreur de ne pas informer les propriétaires du boulevard Industriel en amont des travaux. « Je l'ai admis candidement. En politique, on va faire des erreurs et on va gérer des crises. Surtout, il faut travailler à améliorer les choses. Quand il y a un problème, il faut se relever les manches et l'affronter. »

Pour le maire, la plus grande force du conseil actuel est celle de pouvoir travailler ensemble. « Ça transcende le parti. Les projets sont préparés par des comités auxquels siègent aussi des indépendants. Nous arrivons à maintenir une façon de travailler qui est collégiale. Il y a des tensions, c'est normal, mais nous n'avons pas d'attitude belliqueuse trop prononcée. Dans les conseils précédents, il y avait aussi des tensions. »

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