La Ville réclame une mise en oeuvre rapide du rapport Perrault

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(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke a adopté une résolution au conseil municipal de lundi pour demander au gouvernement du Québec de mettre en oeuvre rapidement les 44 recommandations du rapport Perrault sur la reddition de compte des municipalités.

« Le rapport a été rendu public le 23 octobre dans le cadre d'une conférence de presse avec le ministre des Affaires municipales Pierre Moreau avec l'objectif de simplifier la reddition de compte et de modifier les façons de faire. Essentiellement, les quatre premières recommandations sont les plus structurantes, c'est-à-dire de demander au gouvernement d'adopter un décret sur une politique de reddition de compte, de désigner une instance responsable de la mise en oeuvre et d'exiger que toute mesure provenant d'une agence ou d'un ministère passe par cette agence », a expliqué le maire Bernard Sévigny.

Pour illustrer l'importance de simplifier le processus, M. Sévigny a fourni quelques chiffres. « Le chiffre a déjà circulé : les municipalités consacrent 2,5 millions d'heures de travail pour la reddition de comptes. Pour la Ville de Sherbrooke, ce sont 31 120 heures, soit l'équivalent de 18 personnes à temps complet qui ne font que de la reddition de comptes à l'égard du gouvernement du Québec et des différents ministères. Il y a une importance que les municipalités parlent d'une même voix. »

La conseillère Hélène Dauphinais, bien qu'en accord avec la majorité des recommandations, a soulevé une question. « Je me demandais s'il était possible d'inscrire ma dissidence sur une seule recommandation. J'aurais aimé envoyer un signal sur la proposition qui touche les contrats de gré à gré, qu'on veut faire passer de 25 000 $ à 100 000 $. Avec tout ce qui est sorti dans la dernière année dans le secteur de Montréal et les commentaires que j'ai faits sur les contrats octroyés par les organismes paramunicipaux, j'aurais aimé signaler ma dissidence. Même si je trouve que le reste a beaucoup de bon sens... »

Le président du conseil Serge Paquin a mentionné qu'il n'était pas possible de s'opposer à une seule recommandation, mais que le fait d'exprimer son opinion publiquement lui permettrait probablement de trouver ses échos à Québec.

Marc Denault, président du comité de sécurité publique, se réjouit des conclusions du rapport. « Au-delà des montants dont on parlait, il y a des choses qui touchent M. et Mme Tout-le-Monde. Il y a des secteurs scolaires où les gens nous demandent de réduire la vitesse. Il y a des normes qui sont mises de l'avant par le ministère des Transports qui sont difficiles à modifier. Nous gagnerons une marge de manoeuvre puisque nous connaissons notre territoire, ses opportunités et ses dangers. Il est intéressant de laisser plus de marge de manoeuvre aux municipalités à l'égard de leur développement. »

Une résolution semblable a aussi été adoptée à Drummondville lundi.

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