Dauphinais veut rendre publiques les discussions sur le budget

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La conseillère Hélène Dauphinais demande à nouveau à ses collègues du conseil municipal d'évaluer la possibilité de rendre publiques les discussions sur le budget qui se tiendront les 27 et 28 novembre.

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(SHERBROOKE) La conseillère Hélène Dauphinais demande à nouveau à ses collègues du conseil municipal d'évaluer la possibilité de rendre publiques les discussions sur le budget qui se tiendront les 27 et 28 novembre. Si la proposition sera soumise au débat, le maire Bernard Sévigny n'y voit pas une nécessité.

Mme Dauphinais avait déjà soulevé la question en janvier. Elle avait alors reçu l'appui de son collègue Jean-François Rouleau.

« À Gatineau, il me semble que c'est disponible directement sur internet. Je ne dis pas qu'on devrait prendre cette méthode-là. On pourrait peut-être ouvrir nos portes. Les citoyens pourraient voir l'arbitrage qu'on fait. Dans le passé, à la suite de ce processus, il y a des élus qui ont dit que certains n'avaient pas assez parlé, qu'ils avaient attendu pour parler. Les citoyens qui sont intéressés pourraient venir et se faire leur propre idée. Je crois que ça pourrait être très éclairant sur les défis que nous avons à relever. Ce n'est pas facile de boucler le budget. »

Le président du conseil municipal Serge Paquin a mentionné que le conseil aurait l'occasion de se pencher sur la question.

Soumise au conseil

Le maire Bernard Sévigny, appelé à donner sa position personnelle, n'est pas du même avis que Mme Dauphinais.

« Il y a une proposition qui est faite. Elle sera soumise au conseil municipal pour discussion et nous en discuterons. Ce que j'en pense personnellement, c'est qu'en démocratie, il y a des espaces qui sont réservés pour les élus, qui sont élus pour débattre, travailler et adopter un budget, pour ensuite l'expliquer à la population. Je considère que cette pratique doit être faite à huis clos. C'est d'une excessive complexité. Chaque membre du conseil peut en témoigner.

« Qu'on explique le résultat, qu'on le vulgarise, ça fait partie du travail lorsqu'on déposera le budget au mois de décembre, mais de là à ouvrir les portes pour le débat, ce n'est pas une pratique que je privilégie. La façon dont le budget a été élaboré peut s'expliquer a posteriori. D'entrer des caméras et des citoyens dans une enceinte de délibération, c'est de nature à changer la dynamique. En ce moment, on peut s'intéresser au contenu sans se préoccuper de l'image qu'on projette à l'extérieur », argumente M. Sévigny.

Hélène Dauphinais en a profité pour formuler une autre demande. « J'aimerais qu'on rende disponible aux citoyens par le site internet les documents que la Ville met à la disposition des journalistes. Si on le fait pour un, de les mettre sur le site ne demande pas tant de travail que ça. Souvent M. Paquin dit que les médias sont là et font une bonne couverture, mais j'ai entendu ce soir un citoyen qui aimerait faire sa propre analyse. Il y a une demande de ce côté-là. Je souhaiterais que ce soit le cas pour rendre nos décisions plus transparentes. On le voit avec le rapport Perrault, qui s'intitule " Faire confiance ". Faire confiance, ça comprend la transparence. »

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