Les chaînes humaines reprennent vie devant les écoles

Les chaînes humaines ont repris vie, lundi matin, autour des écoles de la... (Archives La Presse)

Agrandir

Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Les chaînes humaines ont repris vie, lundi matin, autour des écoles de la région, afin de les protéger symboliquement des compressions du gouvernement Couillard. En Estrie, dix écoles ont joint le mouvement.

À l'école primaire la Maisonnée, à Sherbrooke, environ 85 personnes ont formé une chaîne devant l'établissement du boulevard Mi-Vallon. L'école a participé pour une deuxième fois à cette manifestation visant à convaincre le gouvernement Couillard de cesser de couper dans le milieu de l'éducation.

«Je trouve ça important que les gens sachent qu'on veut de bonnes conditions de travail pour donner une bonne qualité d'enseignement aux élèves. La condition du système éducatif, où ça s'en va? Je veux donner le meilleur service à mes élèves », plaide Dena Broussard, professeure d'anglais à la Maisonnée.

Les compressions budgétaires sont bien réelles pour celle qui enseigne depuis près de 20 ans.

«Tout est compressé, même les photocopies», raconte-t-elle. Depuis de nombreuses années, elle produit elle-même son matériel pédagogique - elle n'achète presque pas de livres- mais le nombre de photocopies est maintenant limité en raison du contexte budgétaire.

La direction d'école a fait beaucoup d'efforts pour que ça se ressente le moins possible.

L'allocation qui lui est versée à titre d'enseignante, par exemple pour organiser certains projets, a lui aussi été modifié. « Il (le gouvernement) presse le citron, quand on pense qu'il ne peut plus le presser, il le presse (encore) », commente celle qui faisait partie de la ligne lundi matin.

« La direction d'école, ici, a fait beaucoup d'efforts pour que ça se ressente le moins possible, indique Mireille Desautels, une mère d'élèves qui agissait à titre de porte-parole pour l'événement. Elle est allée gratter un peu partout, mais il n'y en a plus à gratter.»

À l'instar d'autres écoles, en raison d'une baisse dans les subventions, le tarif pour une journée pédagogique est passé de quelque 7 $ à 16 $.

Environ 260 écoles de la province ont participé au mouvement « Je protège mon école publique ». « Ce qui inquiète le plus les parents, c'est l'augmentation du nombre d'élèves par classe et une diminution du service aux élèves », souligne Mme Desautels.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer