Le rapport Perrault fait le bonheur du maire Sévigny

Le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, de même... (Archives La Tribune)

Agrandir

Le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, de même que l'équipe de direction de la Ville de Sherbrooke, a été consulté dans le processus de confection du rapport Faire confiance.

Archives La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Le dépôt du rapport Perrault sur la reddition de comptes des municipalités fait le bonheur du maire Bernard Sévigny, qui espère maintenant voir se concrétiser les recommandations qui y sont consignées.

« Je suis très satisfait. Il y a du pragmatisme dans ce rapport. Jean Perrault a une connaissance fine du monde municipal et c'était la meilleure personne qui pouvait se pencher sur les irritants que vivent les municipalités quand elles rendent des comptes au gouvernement du Québec. Une de ses conditions, quand il a accepté le mandat, a été la création d'un comité qui veillerait rapidement à la réalisation de ses recommandations. Juste le titre du rapport, Faire confiance, résume assez bien et est assez significatif. »

M. Sévigny, de même que l'équipe de direction de la Ville de Sherbrooke, a été consulté dans le processus de confection du rapport. De ce fait, une des 44 recommandations enchante particulièrement le premier magistrat sherbrookois.

« Nous sommes une des rares villes à faire des travaux en régie, c'est-à-dire que 50 % de nos travaux sont faits à l'interne. Quand nous octroyons un contrat en appel d'offres, nous en envoyons une copie au ministère des Affaires municipales. Quand les travaux sont faits en régie, il faut envoyer toutes les factures, tous les chèques, que ce soit pour acheter du sel ou des clous. Le dossier est épais comme ça parce qu'on a fait une ouverture de rue. Ça n'a aucun bon sens.

« Il y a des gens qui ne font que ça : faire des copies parce que le ministère veut tout ça, alors qu'on ne demande pas d'argent. Ce sont des niaiseries. Il faut arrêter ce genre d'infantilisation. Ultimement, ce qu'on dépense comme argent, on va le chercher en taxation et nous sommes redevables. Si on fait des niaiseries, les gens vont nous foutre à la porte au moment des élections. »

Selon Bernard Sévigny, le diagnostic de Jean Perrault est assez virulent. « Il adopte une approche de responsabilisation et de reconnaissance. Les fonctionnaires nous voient comme si nous n'étions qu'une machine à taxer et croient que ce sont les fonctionnaires qui décident. Il faut s'attaquer à une culture dans la perception et dans la relation qu'a le gouvernement du Québec avec les municipalités. »

« Au mois de novembre, le maire a l'obligation de faire un discours sur l'état des finances, à un mois du dépôt du budget. C'est tout à fait inutile. Pourquoi c'est dans la loi? Est-ce que c'est pertinent? Non. À une époque, ils ont cru que c'était nécessaire, mais pouvons-nous nous exempter de faire un truc comme ça? »

Une autre recommandation du rapport Perrault est de faire passer de 25 000 $ à 100 000 $ le seuil d'autorisation des contrats de gré à gré. N'y a-t-il pas un danger d'encourager le favoritisme dans une ère où des affaires de corruption ont été mises en lumière? « Quand on pense à des cas comme Mascouche et Laval, on peut avoir le réflexe de se demander pourquoi faire confiance. Doit-on mettre au ban 1100 municipalités parce qu'il y a eu des comportements erratiques dans le temps? C'est ça le fond de la question. Moi je pense qu'il faut se donner des mécanismes pour faire des vérifications de temps à autre plutôt que d'envoyer des documents de façon systématique. »

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer