Bruno-Marie Béchard Marinier n'exclut pas un retour au rectorat

L'ancien recteur Bruno-Marie Béchard Marinier posera-t-il sa candidature... (Archives, La Tribune)

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L'ancien recteur Bruno-Marie Béchard Marinier posera-t-il sa candidature comme recteur à la succession de Luce Samoisette? S'il se dit encore bien loin d'une décision à cet égard, M. Béchard Marinier indique être régulièrement approché par des gens afin de poser sa candidature. On le voit ici aux côtés de l'actuelle rectrice Luce Samoisette, lors de l'élection de celle-ci en 2009.

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(SHERBROOKE) À moins de six mois du déclenchement de la course au rectorat à l'Université de Sherbrooke, l'ancien recteur Bruno-Marie Béchard Marinier n'exclut pas un éventuel retour comme recteur de l'institution. S'il est trop tôt pour dire s'il sera candidat, il indique qu'il est « très régulièrement approché par des gens de la communauté universitaire et des régions de Sherbrooke, de Montréal-Longueuil et de Québec-Saguenay » afin de le convaincre de poser sa candidature.

Interrogé sur les rumeurs qui courent sur le campus, M. Béchard Marinier nous a fait savoir par courriel qu'il était « encore bien loin » d'une décision à cet égard et qu'accorder une entrevue serait prématurée.

Il fait valoir que plusieurs personnes souhaitent le convaincre d'être candidat.

« Or, ce n'était pas dans mes plans de redevenir recteur, et je devrai peser de nombreuses considérations avant de prendre une décision, ce que je ferai à l'approche du processus de sélection. J'avoue être très préoccupé, comme je l'étais lors des drastiques coupes des années 1980 et 1990, par la situation qui prévaut en éducation universitaire au Québec, et comment l'UdeS s'en tire dans ce contexte. Après m'y être tant investi, je reste vivement attaché à notre université que je considère toujours comme un fleuron particulièrement inspirant de l'ensemble universitaire québécois et canadien. »

M. Béchard Marinier a été recteur de 2001 à 2009.

L'ère Béchard à l'UdeS a été marquée par plusieurs projets de développement, dont la création du campus de Longueuil et l'acquisition du Vieux Clocher de Sherbrooke (qui a été vendu par l'administration actuelle). La direction caressait alors l'idée d'un deuxième édifice à Longueuil, mais le projet a été écarté par Mme Samoisette et son équipe.

Le contexte politique et financier était à ce moment bien différent.

Sous la gouverne de celui qu'on a qualifié de « plus jeune recteur des Amériques (il avait 36 ans lorsqu'il est devenu recteur) », la croissance de l'UdeS a été particulièrement importante.

Il précise qu'en ce moment, il se consacre totalement à son enseignement en génie-qualité à l'UdeS et à la supervision de projets majeurs de conception des finissants en génie mécanique. Il dit aussi s'investir, entre autres, dans la création du Centre d'innovations technologiques écologiques (CITE), qui a vu le jour à Granby.

Le deuxième mandat de la rectrice Luce Samoisette se terminera le 31 mai 2017. Les statuts de l'UdeS prévoient que le conseil d'administration doit enclencher la procédure d'élection en mars 2016. L'élection devra se tenir au plus tard au moins deux mois avant la fin du mandat de la rectrice, soit au plus tard en mars 2017.

Mme Samoisette a été la première femme à devenir rectrice de l'UdeS en 2009. Le collège électoral a ensuite approuvé le renouvellement de son mandat, qui a débuté en juin 2014. Elle a dû faire face à des années mouvementées, notamment en raison de la grève historique des employés de soutien en 2011, le printemps érable de 2012 et l'accumulation des compressions ces dernières années.

Le nom du doyen de la faculté de droit, Sébastien Lebel-Grenier, circule également. « Je ne suis pas en train de penser à une succession au rectorat », indique le principal intéressé.

« La machine à rumeurs s'emballe. J'ai appris par d'autres personnes que je serai candidat! Je ne le suis pas formellement. Je trouve ça flatteur, je considère que c'est une belle marque d'appréciation », commente celui qui en est à cinquième année comme doyen. Pourrait-il y réfléchir? Si l'institution y voit la pertinence et qu'il y avait des appuis pressants, il ne le rejetterait « pas du revers de la main », mais il n'est « pas en mode campagne ». « On a beaucoup à faire dans les prochaines années, on traverse des périodes difficiles (...) L'équipe en place a beaucoup de travail à faire, je leur apporte mon soutien. »

La course au rectorat en résumé

En mars prochain, le conseil d'administration de l'UdeS devra déclencher la procédure d'élection, soit «pendant le mois de mars de l'année civile précédant l'année où vient à terme le mandat de la rectrice ».

Le second mandat de Luce Samoisette se termine le 31 mai 2017.

Avec le déclenchement de la procédure, un collège électoral doit être formé.

C'est ce collège électoral qui doit former un comité de mise en candidature.

Le comité de mise en candidature doit notamment préparer un rapport d'analyse sur les besoins de l'UdeS en consultant la communauté universitaire. Le comité a aussi pour mandat de solliciter et de recevoir les candidatures.

L'élection doit avoir lieu au moins deux mois avant la fin du mandat du recteur ou de la rectrice en poste.

Les statuts de l'UdeS précisent que le recteur ou la rectrice peut accomplir deux mandats consécutifs, respectivement d'une durée de cinq ans et de trois ans. M. Béchard avait réalisé deux mandats de quatre ans, mais la durée des mandats a été modifiée depuis.

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