Des étudiants blâment la STS au conseil

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La FEUS a une fois de plus déploré la directive de la STS de ne plus offrir de service régulier sur le campus de l'Université le jeudi soir

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(SHERBROOKE) La Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke (FEUS) a une fois de plus déploré la directive de la Société de transport de Sherbrooke (STS) de ne plus offrir de service régulier sur le campus de l'Université le jeudi soir. Son président Nicolas Délisle-Godin a décrié le manque d'écoute de la STS lors de la séance du conseil municipal de lundi. Le président de la STS a plutôt incité les associations étudiantes à prendre leurs responsabilités.

« Nous avons des craintes que des étudiants cherchent à prendre leur véhicule en état d'ébriété pour retourner chez eux. On a des mesures qui ont déjà été proposées à l'administration de l'université face aux problèmes vécus dans le passé. L'Université les a appuyées. Face à ce discours sourd de la STS, face aux craintes, face aux mesures qui ont été prises, nous aimerons avoir l'avis du maire et du conseil municipal pour savoir ce que vous comptez faire pour assurer la sécurité des étudiants », a lancé M. Délisle-Godin.

Son collègue Antoine Dulude, responsable des activités étudiantes de la FEUS, a mentionné que les associations étudiantes ont adopté des positions pour mieux encadrer les activités avec alcool. « Le document que nous avons soumis au rectorat a été salué par l'ensemble des intervenants. Ma question : pourquoi déconsidérer les initiatives étudiantes plutôt que de collaborer? Les solutions proposées dans notre document de travail font l'accord des parties prenantes. »

Le président de la STS Bruno Vachon a rétorqué que l'obligation de son organisation était d'assurer la sécurité de ses chauffeurs, de la clientèle régulière et des autres usagers de la route.

« Les 4 à 7 sont des partys dans les facultés. À 7 h, les étudiants éméchés sont distribués dans le réseau et on nous dit que c'est nous le problème? Ce n'est pas vrai! Nous, on ne vend pas d'alcool. Ce n'est pas la responsabilité de la STS de s'assurer que les gens qui descendent dans les rues à pied le font de façon correcte. On a mentionné que notre décision était temporaire, mais la situation ne peut plus durer. »

M. Vachon a été catégorique. « Il y a une problématique sur la colline. Ce qu'on dit, c'est réglez-la. Vous avez des plans, mais ils ne fonctionnent pas. Nous avons des chauffeurs qui sont en arrêt de travail et qui ne veulent plus revenir parce qu'ils ont peur. On dit : prenez vos responsabilités et nous vous redonnerons le service. »

Le maire Bernard Sévigny s'est rangé derrière son collègue. « Dans le contexte, la décision s'imposait. On m'a raconté en détail le traitement réservé à certains chauffeurs. C'est très préoccupant. »

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