150 000 $ pour l'étude sur l'Orford Express

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(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke et la Société de transport de Sherbrooke (STS) ont dépensé 150 000 $ en honoraires professionnels pour évaluer l'opportunité d'acquérir l'Orford Express.

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André L'Espérance

Archives La Tribune, Jessica Garneau

Rappelons que le principal actionnaire de l'Orford Express André L'Espérance avait vérifié l'intérêt de la Ville d'acquérir le train en échange d'un reçu pour don de charité. La Ville ne pouvant pas exploiter le train, c'est la STS qui a mandaté diverses firmes pour analyser le dossier.

La Ville de Sherbrooke a dépensé un peu plus de 38 000 $ pour obtenir une opinion juridique sur la donation, pour évaluer la valeur marchande des actions et la valeur des wagons, pour préparer les projections financières et pour revoir la situation financière de la société de chemin de fer Orford Express.

La STS a pour sa part versé plus de 111 000 $ pour préparer un plan d'affaires avec plusieurs scénarios, pour analyser les aspects juridiques pour la création d'une entreprise d'exploitation du train touristique et pour l'élaboration d'un protocole d'entente.

La Ville avait demandé un délai au propriétaire de l'Orford Express, André L'Espérance, puisque la STS n'avait pas reçu l'autorisation de délivrer des reçus de charité, autorisation qu'elle n'a toujours pas obtenue. M. L'Espérance avait toutefois avisé la Ville qu'il ne pouvait plus attendre et a choisi de conserver le train.

Le conseiller Pierre Tardif a exprimé son malaise d'avoir dépensé 150 000 $ sans savoir si l'autorisation de délivrer des reçus de charité était accordée.

«Nous avons demandé l'autorisation quelques semaines après avoir reçu la proposition de M. L'Espérance. Nous n'avons toujours aucun doute que nous l'obtiendrons, mais on nous avait prévenus qu'il fallait prévoir jusqu'à six mois d'attente», explique Huguette Dallaire, directrice générale de la STS.

«C'était intéressant pour nous de le regarder et nous n'avons pas sauté à pieds joints dans l'aventure.»


Le président de la STS Bruno Vachon mentionne pour sa part qu'il avait «l'obligation de regarder le dossier, puisqu'il représentait 6 M$ de retombées économiques directes. Si on avait laissé le train partir, les gens nous auraient blâmés. C'était intéressant pour nous de le regarder et nous n'avons pas sauté à pieds joints dans l'aventure».

«C'est un dossier beaucoup plus complexe qu'il peut sembler. Je suis contente de la manière qu'on l'a fait. On est allés au fond de manière extrêmement professionnelle et prudente», ajoute Mme Dallaire.

Pour le maire Bernard Sévigny, «le jeu en valait la chandelle. Je comprends que c'est beaucoup, 150 000 $, mais c'est ce que coûte l'expertise juridique et comptable. C'était LE produit d'appel. Il fallait s'en remettre à de l'expertise fine. On n'a pas à prendre une décision sans faire des vérifications diligentes.»

La conseillère Hélène Dauphinais a pour sa part mentionné que des indicateurs démontraient clairement que le projet n'aboutirait pas. «C'est dommage que la STS ait investi 111 000 $ de ses fonds alors que la semaine dernière elle disait qu'elle manquait de fonds pour faire des projets. C'est dommage.»

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