Les candidats conservateurs estiment avoir fait le travail

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Marc Dauphin estime avoir fait le travail, malgré le manque de moyens de son organisation.

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(SHERBROOKE) Les deux candidats conservateurs des circonscriptions de Sherbrooke et de Compton-Stanstead n'ont pu que constater l'effet dévastateur du raz-de-marée rouge de lundi soir. Marc Dauphin et Gustavo Labrador, tous les deux quatrièmes dans leur comté respectif, estimaient avoir fait le travail, malgré un manque évident de moyens financiers et de ressources humaines.

«On est partis de zéro, on était les négligés, il ne restait pas grand-chose de l'organisation conservatrice, à Sherbrooke. Ce fut beaucoup de travail, beaucoup d'apprentissages sur le tas, des essais et des erreurs. J'ai pu profiter de conseils de gros canons comme Gérard Deltell, Maxime Bernier ou Steven Blaney, qui m'ont tous donné un coup de pouce. On avait une petite équipe qui n'avait pas beaucoup d'expérience. Mais je ne regrette rien», a exprimé Marc Dauphin, rencontré à son local électoral de la rue King Ouest, lui qui a récolté un peu plus de 8% des votes.

« Ce fut un apprentissage pour les débats, où je n'avais pas beaucoup de temps pour intervenir, et même pour la rencontre avec les gens; faire du porte-à-porte, je ne savais pas comment faire! On s'est aperçu que le meilleur endroit, c'était à l'épicerie; mais seulement quand les gens entraient, et non quand ils sortaient après leurs achats! »

Marc Dauphin a tout de même apprécié ce contact direct avec les électeurs; un contact qui s'est parfois fait à la dure.

« Les gens qui me connaissent sont au courant que j'aime foncer, alors je n'ai pas hésité. Je dirais que la réaction des gens était divisé en trois : un tiers des gens étaient motivés à l'égard des conservateurs, un autre tiers était totalement indifférent, alors que le dernier tiers était carrément hostile envers Stephen Harper ».

Le chef du Parti conservateur n'a pas été très présent au Québec, pendant cette campagne. S'il a fait quelques arrêts en province, il n'a pas été vu à Sherbrooke, contrairement aux chefs des trois autres principales formations politiques.

« Je n'avais pas d'équipe et pas les moyens de mobiliser assez de militants pour une visite d'envergure comme ça; tu fais pas venir le boss dans ces conditions. »

Une trentaine de membre de la famille de M. Dauphin, ainsi que des collaborateurs et amis ont suivi le déroulement de la campagne électorale, qui a rapidement montré sa couleur, le rouge, dès le dépouillement des votes des provinces des Maritimes.

Le ton était donné pour une longue soirée, une tendance qui s'est concrétisée au fur et à mesure que le vote sortait au Québec et en Ontario.

«Visiblement, je n'en ai pas assez fait; on aurait pu faire plus de porte-à-porte, rencontrer plus de gens. Le point positif dans tout ça, c'est qu'on va maintenant avoir quatre ans pour rebâtir l'association ici à Sherbrooke.»

Est-ce que vous avez pu profiter de l'aide du candidat conservateur précédent, Pierre Harvey, qui avait obtenu 9,2% des votes (4784) en 2011? «Non. Et c'est pour ça qu'on est fier de ce qu'on a accompli», a lancé avec conviction M. Dauphin.

Ce dernier n'a pas arrêté définitivement ses plans au-delà de cette future implication auprès de l'organisation conservatrice sherbrookoise.

Gustavo Labrador... (Imacom, René Marquis) - image 2.0

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Gustavo Labrador

Imacom, René Marquis

«J'aime mon pays!»

L'atmosphère était différente chez le candidat Gustavo Labrador, visiblement très satisfait de sa troisième place dans Compton-Stanstead avec un peu plus de 12% des voix.

«Je suis très satisfait, je n'ai pas arrêté une seule journée pendant toute la campagne électorale. J'ai visité toutes les municipalités de mon comté, j'ai rencontré beaucoup de monde et tout ça, avec très peu de moyens et sans argent. Je ne regrette rien», a lancé M. Labrador.

« J'ai fait les premières de ma campagne avec mes enfants, je suis un papa très présent, mais j'ai fait les 11 dernières semaines seul, alors les enfants se sont un peu ennuyés! »

«J'aime mon pays, j'aime notre système démocratique et quand il parle, je reçois son message. Je voulais gagner et j'ai tout fait pour ça, mais les gens ont choisi quelqu'un d'autre. J'ai croisé Mme Bibeau (la libérale Marie-Claude Bibeau, la gagnante dans Compton-Stanstead), à plusieurs reprises et elle va faire une députée fantastique, j'en suis convaincu!»

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