Une Sherbrookoise au Conseil québécois LGBT

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Une Sherbrookoise a pris depuis mardi la direction générale du Conseil québécois LGBT, à Montréal.

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Marie-Pier Boisvert a une longue implication dans le réseau communautaire sherbrookois, agit comme intervenante au Groupe régional d'intervention sociale de l'Estrie (GRIS) et a cofondé en 2013 l'événement de célébration de la diversité sexuelle à Sherbrooke «Fière la fête!».

Elle arrive au Conseil québécois LGBT avec l'intention de défendre également la réalité des régions dans la défense des minorités sexuelles. «Comme Sherbrookoise j'apporte une perspective qui sort un peu de Montréal et j'espère pouvoir taper sur ce clou-là parce que nos réalités ne sont pas les mêmes», dit-elle.

Le plus bel exemple en est que le GRIS Estrie, où elle oeuvre comme intervenante depuis le début, n'a qu'un an là où son pendant montréalais en a vingt-et-un. Les GRIS ont pour mission de favoriser l'intégration et l'amélioration des conditions de vie des minorités sexuelles, notamment par des ateliers de démystification dans les établissements scolaires.

Le Conseil québécois LGBT, pour sa part, est un organisme clé dans la province pour la communauté des gais, lesbiennes, bisexuels et transgenres. Il fait office de table de concertation des organismes communautaires, syndicaux, du secteur de la recherche et des affaires et agit comme interlocuteur privilégié auprès des instances décisionnelles.

«Nous avons fait plusieurs gains importants dans les dernières années», dira Mme Boisvert, en parlant notamment du projet loi 35 modifiant le Code civil qui a franchi une autre étape pour les droits des personnes trans le 1er octobre dernier.

La nouvelle directrice générale du Conseil québécois LGBT convient toutefois qu'il reste bien du travail à faire. Elle cible en tête de liste le financement des organismes communautaires et l'échéance prochaine du plan d'action gouvernemental de lutte contre l'homophobie 2011-2016, qu'elle espère voir renouveler pour un autre cinq ans.

Enfin, même si elle travaille désormais à Montréal, la jeune femme n'entend pas délaisser l'organisation de l'événement Fière la fête!, qui garde toute sa raison d'être après seulement trois éditions.

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