La STS n'ira plus sur le campus de l'UdeS le jeudi soir

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La STS a décidé de ne plus desservir le campus de l'Université de Sherbrooke le jeudi à partir de 18 h 30. La directive, effective à partir de la semaine prochaine, sera en place pour un mois, le temps d'évaluer les impacts de la décision.

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(SHERBROOKE) Pour en finir avec les incidents et les épisodes fâcheux dans ses autobus le jeudi soir, la Société de transport de Sherbrooke (STS) a décidé de ne plus desservir le campus de l'Université de Sherbrooke le jeudi à partir de 18 h 30. La directive, effective à partir de la semaine prochaine, sera en place pour un mois, le temps d'évaluer ses impacts. Les navettes pour les étudiants participants aux activités sociales continueront de partir du campus en direction du centre-ville.

Le président de la STS, Bruno Vachon, explique que la décision est tombée de manière consensuelle à la suite d'une rencontre entre la STS, l'Université de Sherbrooke et le syndicat des chauffeurs. « Nous sortons les circuits réguliers du campus. Il y aura encore les navettes spéciales pour les étudiants qui se rendront au centre-ville. Il y aura désormais trois navettes avec des gardiens à bord, donc les coûts sont assumés par l'Université. »

Rappelons qu'un incident est survenu dans un autobus régulier la semaine dernière et que la conductrice avait choisi de s'immobiliser sur le bord de la route. Elle avait alors demandé à tous les passagers de descendre. Les étudiants criaient et chantaient à bord. Le mois dernier, un étudiant s'était fait écraser un pied par un autobus. L'Université demande depuis à la Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke (FEUS) de ne plus étirer les soirées étudiantes jusqu'à nouvel ordre.

En raison des nouvelles directives de la STS, les usagers désirant profiter du service régulier le jeudi soir devront se rendre sur la rue Galt Ouest. Les correspondances s'effectueront à cet endroit. « Des situations comme celles qui se sont produites la semaine dernière ne peuvent pas être tolérées. Ce sera tolérance zéro et nous serons derrière notre personnel », ajoute Bruno Vachon.

Le président de la STS est bien conscient qu'il pénalise les usagers réguliers. « On les pénalise d'une façon ou d'une autre. Ces gens-là n'étaient pas en sécurité avec les incidents que nous avons connus. Ce n'est pas la solution parfaite, mais c'est la meilleure dans les circonstances. Nous ne sommes pas contents, mais nous n'avons pas le choix. Nous sommes déçus. »

Si le problème se déplaçait vers les arrêts d'autobus de la rue Galt, la STS évaluerait d'autres solutions.

La FEUS a dénoncé cette mesure qu'elle juge discriminatoire. « C'est drastique et inutile. Nous n'en voyons pas la nécessité. C'est une mesure totalement irréfléchie et ça va à l'encontre des propositions apportées par la FEUS au sujet des activités sociales sur le campus », a réagi Nicolas Delisle-Godin, porte-parole de la FEUS.

M. Delisle-Godin juge que le problème se transportera « en dehors du contrôle » de la FEUS, hors du campus, et il craint que des attroupements importants surviennent sur la rue Galt, ce qui compromettrait la sécurité des piétons et des automobilistes.

Dans un communiqué, la FEUS ajoute que cette mesure « incite les étudiants ayant consommé de l'alcool à utiliser leur véhicule plutôt que d'utiliser le transport auquel ils ont droit ».

La population étudiante constitue 70 % des usagers de la STS. « Il est impératif que la STS assume ses devoirs de rendre des services adéquats et adaptés à la réalité sherbrookoise, notamment avec des passages plus fréquents pour limiter l'achalandage et les débordements potentiels », lit-on encore dans le communiqué.

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