140 bougies et un livre pour le Séminaire de Sherbrooke

L'abbé Jean-Marie Poiré, initiateur du livre «Le Séminaire... (Imacom, Maxime Picard)

Agrandir

L'abbé Jean-Marie Poiré, initiateur du livre «Le Séminaire Saint-Charles-Borromée 1875-1968» et ancien recteur du Séminaire de Sherbrooke. Vincent Vallières, parrain d'honneur, Yves Bélisle, président du comité des fêtes du 140e, Claire Beaudoin, directrice générale et l'abbé Michel Nault, l'auteur du livre, étaient des célébrations de samedi.

Imacom, Maxime Picard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Qu'ont en commun l'ancien premier ministre Louis St-Laurent, le chef d'orchestre Sylvio Lacharité et l'auteur-compositeur-interprète Vincent Vallières? Ils font tous partie des prestigieuses 140 années d'histoire du Séminaire de Sherbrooke.

L'institution célébrait son 140e anniversaire samedi à l'occasion du lancement du recueil historique « Le Séminaire Saint-Charles-Borromée 1875-1968 », écrit par Michel Nault, qui retrace en mots et en images l'aura d'excellence qui entoure le bâtiment depuis sa création.

Les invités étaient nombreux, autour de 200, pour participer à ces retrouvailles particulières. Parmi eux, Vincent Vallières, qui offrait en soirée un spectacle intimiste gratuit.

« L'école secondaire, c'est la naissance de ce que tu deviens comme adulte, c'est la découverte des passions importantes. Pour moi, ça a été la musique. J'ai commencé à jouer de la guitare en secondaire 3, mon premier groupe a été formé ici et mon premier spectacle, ça a été dans la salle du collégial », se remémore-t-il.

C'est donc un peu grâce au Séminaire que sa musique agrémente aujourd'hui nos journées. Le texte de son tout premier extrait radio, Faut que tu fesses fort, est d'ailleurs né à l'intérieur de ces murs.

« J'avais commencé à l'écrire ici en secondaire 5 et elle s'est retrouvée deux ou trois ans plus tard à la radio et sur mon premier disque professionnel », indique-t-il.

Célébration devancée

Mais pourquoi célébrer en grand le 140e anniversaire alors que la marque du 150 ans est encore plus impressionnante? Cette question, le président du comité organisateur de l'événement, Yves Bélisle, l'a entendue à maintes reprises.

« La raison majeure, c'est le lancement du livre, on voulait faire un lancement dans une soirée particulière, explique-t-il. Le deuxième objectif, c'était de remercier et d'honorer les prêtres fondateurs du Séminaire, qui ne sont plus présents, mais par l'entremise des autres prêtres toujours vivants qui ont perpétué la mission. Ils avancent en âge et on s'est dit que si on attendait dix ans, ils ne pourraient plus le faire. »

L'un d'eux, l'abbé Jean-Marie Poiré, est derrière le projet de ce livre costaud et étoffé de 376 pages.

« Quand j'ai été nommé recteur, en 2005, il fallait réécrire la charte du Séminaire. Ça nous prenait la possibilité d'élire un laïque et tant qu'à changer la charte, on a changé aussi une partie des règlements généraux. C'est là que j'ai fouillé pour trouver quelle est l'identité du Séminaire et que l'idée est apparue. »

À travers de ce premier tome, l'abbé Poiré indique que c'est aussi un pan de l'histoire de Sherbrooke qui y est racontée, vu l'importance de l'institution pour le développement de la ville.

« Le Séminaire a une bonne réputation à peu près dans tout et on a travaillé fort pour qu'on la sente dans les pages », résume-t-il.

afaille@latribune.qc.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer