Embellie dans le transport adapté

La dernière année aura été marquée par un débat important entourant le... (Imacom, René Marquis)

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(Sherbrooke) La dernière année aura été marquée par un débat important entourant le transport adapté à Sherbrooke. Pendant que la Société de transport (STS) changeait ses façons de faire, les utilisateurs ont dénoncé une baisse de service. Au finale, la tempête passée, la STS estime avoir amélioré ses services grâce à sa restructuration.

« En fin de compte, nous avons plus d'argent pour le transport adapté pour offrir plus de services et desservir plus de monde », lance la directrice générale Huguette Dallaire.

« Nous n'avons pas coupé de service ni de budget. Nous avons diminué les voyages blancs et les refus de transport représentent maintenant moins d'un dixième d'un pour cent. Nous avons une belle collaboration de la clientèle. »

Les voyages blancs sont les transports réservés par un client pour être ensuite annulés sans qu'un autre client puisse profiter du siège qui se libère.

Pour le président de la STS, Bruno Vachon, les nouvelles façons de faire sont profitables. « Aujourd'hui, nous serions déçus de ne pas être allés au bout de ça. »

Huguette Dallaire rappelle que les clients craignaient une perte de service.

« Nous leur demandons de réserver leur transport 24 heures à l'avance. Parce qu'ils ont eu peur, certains ont réservé énormément de transports, ce qui a occupé les lignes téléphoniques. Nous nous sommes ajustés. Nous ne sommes pas insensibles à la situation des personnes handicapées, mais il faut aussi tenir compte de notre réalité budgétaire. Nous sommes la société de transport au Québec qui déplace le plus de clients per capita dans le transport adopté, ce qui représente presque deux fois plus que la moyenne à Québec.

« Il y a 15 % de la contribution municipale qui sert à financer le transport adapté, qui représente 3 % de nos clients. La pression du transport adapté sur le financement municipal met de la pression sur la Ville, ce qui fait en sorte que nous ne sommes plus capables de développer le transport urbain pour les autres 97 % des clients. »

Bruno Vachon reconnaît que la STS tient à répondre aux besoins de la clientèle du transport adapté.

« C'est une réalité. Nous avons un rôle et nous devons le remplir. »

« Donc, pour atténuer cette pression sans pénaliser nos clients, nous sommes revenus à la règle de base de la réservation 24 heures à l'avance pour nous permettre de planifier. Dans certains quartiers, nous envoyions trois taxis à la même heure pour des clients qui étaient seuls dans leur véhicule. Nous n'accusons personne, parce que nous le permettions, mais le nombre de personnes par course-taxi était inférieur à la moyenne provinciale », précise Mme Dallaire.

« Ce qu'on demandait, c'était qu'ils s'adaptent au fait que ça doit être du transport collectif », ajoute M. Vachon.

Huguette Dallaire mentionne que la STS atteint ses objectifs de performance en matière de transport adapté en convenant qu'une période d'adaptation a été nécessaire, tant pour la clientèle que pour la STS.

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