Meurtre d'Audrey Carey à San Francisco: onde de choc à la faculté de droit

Audrey Carey parcourait la Côte Ouest américaine en... (Photo tirée de Facebook)

Agrandir

Audrey Carey parcourait la Côte Ouest américaine en sac à dos et avait profité de son passage à San Francisco pour assister au festival de musique Hardly Strictly Bluegrass avant que son corps ne soit retrouvé par un passant samedi dernier.

Photo tirée de Facebook

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) L'expression « les meilleurs partent toujours les premiers » peut sembler un cliché, mais elle ne peut être plus juste pour Audrey Carey, cette jeune voyageuse dont le corps a été retrouvé à San Francisco la semaine dernière.

Audrey Carey avait amorcé un baccalauréat en droit à l'Université de Sherbrooke avant de revoir complètement son trajet de vie. Son nouvel itinéraire l'avait mené à planter des arbres dans l'Ouest canadien, puis à San Francisco, où son périple s'est sordidement terminé. Trois suspects qu'on croit responsables de sa mort ont été arrêtés et accusés hier, mais pour ceux qui ont connu de près la jeune femme de 23 ans, l'incompréhension demeure.

« Quand notre cohorte de droit va se retrouver dans quelques années, ça va faire étrange de ne pas voir son sourire et d'entendre son rire », mentionne Sébastien Many, qui connaissait Audrey depuis ses années collégiales.

Ce sourire rayonnant, c'est habituellement le premier souvenir de ses anciens collègues de classe quand vient le temps de se remémorer leur amie. « Elle était incroyablement maladroite, elle devait briser son cellulaire au moins une fois par mois, mais en riait toujours. C'est ce qui faisait son charme », ajoute son ami.

« C'était une personne toujours souriante, présente et de bonne humeur », raconte Vincent Paquet, avec qui Audrey a cohabité le temps de ses études à Sherbrooke.

« Elle avait une personnalité légère et n'était jamais un poids pour ses amis. On se côtoyait au quotidien et je n'ai jamais vu Audrey de mauvaise humeur », souligne un autre de ses colocataires, Renaud Garon-Gendron.

Un esprit libre

Tous ses collègues témoignent d'une personnalité unique et authentique. « Elle a quitté le baccalauréat en droit pour retourner au cégep faire ses cours de sciences alors que tout le monde entrait au Barreau. C'était ça Audrey, elle vivait sur des coups de tête, mais toujours en sachant où elle s'en allait », souligne Vincent Paquet.

Sébastien Many l'a senti lui aussi. Audrey lui avait d'ailleurs démontré toute sa générosité en lui écrivant, sans raison particulière, pour simplement l'encourager à poursuivre ses ambitions. « Elle m'a écrit de ne pas lâcher et qu'elle croyait en moi. Audrey avait le coeur sur la main, tu pouvais tout lui dire. Ce n'est pas le genre de personne que tu rencontres souvent dans une vie », mentionne-t-il.

Sa personnalité légère s'exprimait au quotidien, souligne pour sa part Renaud Garon-Gendron, qui raconte qu'Audrey était toujours la première à accepter de suivre les idées les plus loufoques de ses amis. « On lui disait souvent qu'elle était l'un des gars, elle acceptait toujours d'embarquer dans nos déguisements étranges quand on avait des activités étudiantes », raconte-t-il.

Si tous ont été abasourdis d'apprendre la triste nouvelle, c'est un souvenir des plus agréables qu'ils conserveront de ce rayon de soleil venu agrémenter leurs études universitaires.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer