Stage: les étudiants en éducation exigent une indemnité

Les futurs enseignants de l'Université de Sherbrooke réclament d'être... (Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau)

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(SHERBROOKE) Les futurs enseignants de l'Université de Sherbrooke réclament d'être indemnisés financièrement pour des stages réalisés au cours de leur formation, soit ceux qui demandent une prise en charge intensive des élèves pendant le baccalauréat. Les étudiants du premier cycle de la faculté d'éducation de l'UdeS exprimeront publiquement leurs revendications, aujourd'hui, devant la faculté d'éducation.

La campagne regroupe d'autres associations étudiantes de la province, sous le nom de Campagne de revendications et d'actions interuniversitaires des étudiantes et étudiants en éducation en stage (CRAIES).

« On parle surtout des stages finaux », explique le président de l'Association générale des étudiantes et des étudiants de la faculté d'éducation de l'UdeS (AGEEFEUS), Alexandre Parent.

Les étudiants en enseignement font plusieurs stages au cours de leur baccalauréat, de la première à la quatrième année. La compensation financière réclamée vise les stages où il y a une prise en charge complète des élèves. Par exemple, lors de sa dernière année de formation, un étudiant en enseignement au primaire prend en charge les élèves pendant environ huit semaines, tandis que l'enseignant supervise l'étudiant.

Selon Alexandre Parent, cela représente 32 heures en classe, en plus de la préparation nécessaire. Cela représente 256 heures pour son stage final. « On a des crédits universitaires à payer. C'est 10 à 12 crédits, soit 1000 à 1200 $. Ce sont deux mois complets où on paie des crédits pour aller faire du bénévolat en stage... en plus de trouver un travail pour subvenir à ses besoins. » Un étudiant inscrit au régime coopératif doit payer des frais d'inscription pour son stage, mais il gagnera quelques milliers de dollars au cours de sa session, compare-t-il.

« On paie pour aller travailler». Je mets de gros guillemets ici... »

Les étudiants présents seront invités à dessiner sur le pavé avec de la craie.

«À l'UdeS, la majorité des stages se retrouvent au sein du régime coopératif, qui permet aux étudiants d'alterner entre travail et études.»


La vice-rectrice aux études, Lucie Laflamme, dit être sympathique à la cause des étudiants. Les futurs enseignants ne sont cependant pas les seuls à ne pas être rémunérés : c'est le cas aussi, en travail social, en psychologie. La rémunération dépend des milieux de travail où les étudiants se retrouvent, fait-elle valoir. Les stages non rémunérés se retrouvent souvent dans le secteur public. « C'est sûr que nous ne les payons pas. Nous ne sommes pas les employeurs », précise-t-elle. Selon elle, des stagiaires en psychologie au doctorat ont aussi réclamé d'être payés pour leur stage.

À l'UdeS, la majorité des stages se retrouvent au sein du régime coopératif, qui permet aux étudiants d'alterner entre travail et études. La majorité des étudiants sont donc payés pour leur stage. Quelque 4000 stages sont offerts annuellement dans le cadre de ce régime. « Dans un monde idéal, tout le mondeserait payé. »

Au Cégep de Sherbrooke, les étudiants en soins infirmiers et techniques d'éducation à l'enfance ne sont pas payés pour leur stage. En soins infirmiers, les étudiants doivent effectuer 1035 heures de stage sur 2145 heures de formation spécifique, réparties sur les trois ans de la technique. Ils passent donc presque la moitié de leur formation spécifique en stage.

En éducation à l'enfance, ils effectuent 510 heures de stage sur un total de 1830 heures de formation spécifique.

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