Les cols bleus votent pour la grève à 97 %

Le président du syndicat des cols bleus, Mario... (Imacom, René Marquis)

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Le président du syndicat des cols bleus, Mario Bernard, flanqué du conseiller syndical Michel Murray, a obtenu de ses membres un fort mandat de grève mercredi soir au Théâtre Granada.

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(SHERBROOKE) Les cols bleus de la Ville de Sherbrooke ont voté à 97,45 % pour la tenue d'une grève au moment jugé opportun, mercredi soir, lors d'une assemblée rassemblant 250 travailleurs au Théâtre Granada. Le mandat octroyé à l'exécutif syndical en est un pour une grève d'une durée illimitée.

« L'objectif était de rencontrer nos membres et de faire le point sur les négociations pour le renouvellement de la convention collective, sur le pacte fiscal et nous avons même parlé du régime de retraite », explique le président du syndicat des cols bleus Mario Bernard.

M. Bernard espérait un mandat fort et il l'a obtenu. « Quand les résultats du vote secret ont été annoncés, c'était la frénésie dans la salle et à la table de l'exécutif. La meute de loups est sortie ce soir. »

Il n'est toutefois pas question d'amorcer une grève à court terme. « On ne sort pas les barils et les cordes de bois aujourd'hui. Depuis le 24 août, nous avons tenu 15 rencontres de négociation avec la Ville et tout le monde négocie de bonne foi des deux côtés. Ça se déroule bien. Nous voulons seulement être prêts s'il arrive quelque chose. Notre objectif demeure d'en arriver à une entente négociée et nous ne le ferons pas sur la place publique. »

Mario Bernard dit avoir bien mentionné aux membres que la visée n'était pas de faire la grève à tout prix.

Pacte fiscal

C'est l'entente sur le pacte fiscal qui a motivé l'exécutif à tenir cette assemblée générale extraordinaire mercredi. « Quand nous avons entendu le maire Bernard Sévigny dire que Philippe Couillard lui donnait les outils et une canne à pêche pour imposer ses conditions, nous avons été un peu fouettés. Devant ces commentaires, nous avons compris qu'il fallait être sur nos gardes. C'est sûr qu'il y a de l'inquiétude chez nos membres. Qu'arrivera-t-il si les villes peuvent décréter les conventions collectives? Les cols bleus sont encore là et ils seront prêts à se battre si c'est nécessaire. »

En préambule, Mario Bernard dit avoir expliqué « l'engrenage dans lequel on est pris. Nous avons bien expliqué ce qu'est le pacte fiscal et où on s'en va avec le régime de retraite. Avec le pacte fiscal, on veut nous mettre en boîte et ce n'est pas vrai que nous nous laisserons faire. »

Rappelons qu'au lendemain de la signature du pacte fiscal, le maire Bernard Sévigny assurait que les villes n'obtiendraient pas le pouvoir de décréter unilatéralement les conditions de travail et que les demandes de la Ville seraient raisonnables.

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