Place Nikitotek: certains élus affichent leur malaise

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(SHERBROOKE) Certains élus ressentent toujours un malaise devant les sommes investies à la place Nikitotek malgré la progression des retombées économiques pour l'été 2015. Jean-François Rouleau, Annie Godbout et Hélène Dauphinais continuent de croire que Sherbrooke n'en a pas pour son argent. Mme Dauphinais et le producteur de Québec Issime Robert Doré ont d'ailleurs eu une prise de bec pendant la présentation du bilan.

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Jean-François Rouleau

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«Ces données me confirment que d'aller chercher 15 000 personnes, avec l'argent qu'on investit (331 000 $), c'est très peu. C'est une subvention de 22 $ par personne. Si nous appliquions la même proportion à la Fête du lac, il faudrait donner 2,2 M$», a souligné Hélène Dauphinais.

«Il faudrait peut-être comparer des événements qui se ressemblent. Les gens partent de Baie-Comeau, Sept-Îles pour venir louer une chambre. On ne peut comparer ça à un événement gratuit», a rétorqué M. Doré, faisant plutôt référence à Bouffe ton centro.

«Je ne sais pas où vous avez suivi votre cours d'économie touristique, mais c'est très loin de ce que j'ai appris au cours des 20 dernières années», a ajouté Robert Doré.

«Les résultats qu'on nous donne ont à peu près la même valeur que si on avait fait un groupe de discussion. L'échantillon n'est pas aléatoire. Le taux de réponse est sous les 50 %, donc il y a beaucoup de chances d'avoir un biais. Tous ces chiffres, je les prends avec des pincettes», avançait Mme Dauphinais, ajoutant qu'elle trouvait déplacée la façon dont le producteur de Québec Issime a répondu.

«Ça montre que des gens se trouvent intouchables. Si M. Doré n'est pas capable de prendre les commentaires, peut-être qu'on devrait faire le bilan sans sa présence.»

«Quand une ville investit 300 000 $ et reçoit 1,5 M$ en retombées, je crois que c'est un très bon placement», insistait pourtant Robert Doré.

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Annie Godbout

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Un mauvais choix

Jean-François Rouleau se rangeait dans le camp de sa collègue. «Ce soir, nous avons une belle mise en scène. Je ne remets pas en question la qualité du spectacle, mais l'investissement est trop important pour ce produit qui n'est aucunement un produit d'appel. Comment pensons-nous compétitionner avec Québec et Montréal? Je regarde la Festival des traditions du monde et la Fête du lac des Nations, qui ont aussi besoin d'être supportés et je crois que nous n'avons pas fait le bon choix. Ce n'est pas de ça que Sherbrooke a besoin.»

Annie Godbout se disait agacée que Sherbrooke se positionne comme une ville de cowboys. «C'est une image de marque qui ne me rejoint pas.»

La moyenne de 500 spectateurs par soir la faisait aussi sursauter. «Quand on passe à la place des Moulins et qu'on voit la salle à moitié vide, ça me fait mal au coeur. Ça donne l'impression qu'on a un peu manqué notre coup. J'aimerais avoir un benchmark de ce qui se fait ailleurs. À Coaticook (Foresta Lumina), ils ont doublé les résultats et la Ville n'a pas réinvesti...»

Rémi Demers, président de Destination Sherbrooke, remettait les choses en perspective. «En 2010, le montant consacré à la place Nikitotek était de 1,1 M$ alors que nous parlons aujourd'hui de 331 000 $. On peut dire que l'investissement est quatre fois moins important. Il y a encore beaucoup à faire, mais en fin de compte, c'est la communauté tout entière qui s'enrichit.»

Le maire Bernard Sévigny continue pour sa part de croire en la valeur de l'investissement. «Notre objectif est d'animer le centre-ville et en passant de 10 000 à 15 000 spectateurs, je pense que la cible est touchée. Il y a place à amélioration, mais nous avons atteint les objectifs. Cowboys fait partie d'une offre plus élaborée et c'est en multipliant les activités que les gens vont venir.»

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