CHUS: habillé en pyjama pour protester

Devant le peu de progression dans les négociations syndicales nationales, les... (Archives La Tribune, René Marquis)

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(SHERBROOKE) Devant le peu de progression dans les négociations syndicales nationales, les professionnels en soins du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) augmentent la pression, et ce, dans le plus grand des conforts.

Depuis lundi matin, les professionnels en soins des deux hôpitaux de Sherbrooke sont invités à troquer leur uniforme pour leur pyjama. Dans une note syndicale envoyée à tous ses membres, le Syndicat interprofessionnel de la santé du CHUS (SISCHUS) explique qu'il s'agit d'une mesure qui symbolise la surcharge de travail effectuée par les différentes unités.

«Étant donné que l'on aligne souvent des quarts de travail les uns à la suite des autres, on dit à nos membres de gagner du temps et de se présenter en pyjama», explique le président du SISCHUS, Guillaume Carette.

La mesure vise également à augmenter la pression de manière locale sur le comité de négociations patronal après l'annonce du retour à la table de négociations de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) la semaine dernière.

«On sait que le CHUS est particulièrement fier de son image professionnelle alors on sait qu'on touche une corde sensible, note M. Carette. La loi sur les services essentiels restreint passablement nos moyens alors il faut être assez imaginatifs.»

L'initiative, qui doit durer deux semaines à moins de sanctions de l'employeur, se veut créative, mais elle ne modifiera pas la qualité des services rendus aux patients, souligne M. Carette. Elle s'ajoute à une mobilisation de membres du réseau qui se sont rendus devant les bureaux du ministre Pierre Paradis, à Cowansville, pour y déposer une pétition cumulant plus de 1000 noms demandant à l'Assemblée nationale d'appliquer de la pression au comité de négociations patronal pour en venir à une résolution du conflit.

Si jamais les négociations en venaient qu'à être de nouveau interrompues, M. Carette n'exclut pas un durcissement des moyens de pression.

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