Une piste cyclable envisagée sur le pont Jacques-Cartier

Le plan directeur du transport actif devrait être déposé en octobre au conseil... (Imacom, René Marquis)

Agrandir

Imacom, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Le plan directeur du transport actif devrait être déposé en octobre au conseil municipal. Il présentera les orientations de planification pour les 15 prochaines années et inclut une piste cyclable sur le pont Jacques-Cartier.

 Jocelyn Grenier... (Archives La Tribune, Frédéric Côté) - image 1.0

Agrandir

 Jocelyn Grenier

Archives La Tribune, Frédéric Côté

Avec l'aménagement d'une piste sur le boulevard Jacques-Cartier entre les rues Prospect et Portland, plusieurs cyclistes réclament un chemin direct pour traverser entre les rives sud et nord de la rivière Magog. Alors que les élus indiquaient que la piste utilitaire mènera éventuellement à la piste à vocation récréative du parc Jacques-Cartier, une citoyenne s'est présentée à la période des questions du conseil municipal pour rappeler que les cyclistes cherchent toujours le chemin le plus court, piste cyclable ou pas.

Un garde-corps plus élevé avait été installé du côté ouest du pont précisément pour assurer la sécurité des cyclistes. « Ce garde-corps date minimalement d'une vingtaine d'années parce que cyclistes et piétons utilisaient fréquemment ce secteur. La décision de le construire plus haut avait été prise sans formaliser les usages. Le code de la sécurité routière ne permet pas la cohabitation des piétons et des cyclistes sur ce trottoir de toute façon », explique Jocelyn Grenier, chef de la division des infrastructures de transport et de construction à la Ville de Sherbrooke.

M. Grenier confirme qu'un lien cyclable entre les deux rives figure au plan directeur du transport actif. « Est-ce que ce lien se fera à même la chaussée? Ce n'est pas encore déterminé. Pouvons-nous nous priver d'une voie de circulation sur le pont? Nous en ferons l'analyse. Peut-être pouvons-nous aussi élargir le trottoir pour le consacrer autant aux piétons qu'aux cyclistes. Peut-être devrions-nous le construire en porte-à-faux vers l'extérieur. »

Un horizon de 15 ans

Le plan prévoit une planification sur un horizon de 15 ans, ce qui ne signifie pas que la réalisation de tous les projets surviendrait à l'intérieur de ces 15 années, budget oblige.

L'objectif de développement visera à partir du réseau existant, qui avait davantage été développé avec une vocation récréative, pour y greffer des tentacules utilitaires. « Le réseau existant a des bénéfices. Il est plus sécuritaire parce qu'il est situé en retrait des routes. Oui, il peut représenter des détours, mais nous sommes à relier les pôles générateurs de mouvements. Le chemin le plus court sera un facteur qui orientera nos choix, mais les infrastructures en place ne permettent pas toujours d'aménager une piste sécuritaire.

« Par exemple, il n'est pas possible d'aménager une piste sur le boulevard Jacques-Cartier entre la rue King et la rue Portland. Nous ne pouvons pas restreindre les voies qui sont déjà à leur largeur minimale et qui sont très utilisées. Le lien cyclable se fera sur une rue parallèle. »

«Il m'apparaît aussi plus simple de gérer les intersections parce que les vélos se comportent comme les automobilistes.»


Le développement de nouvelles parties du réseau et la consolidation du réseau existant constituent deux enveloppes différentes. Cette année, les montants dévolus au développement sont trois fois plus importants que ceux réservés à la consolidation.

Enfin, Jocelyn Grenier explique que la configuration de la nouvelle piste cyclable sur le boulevard Jacques-Cartier répond aux normes de Vélo Québec. Le stationnement sur rue étant prévu le long du trottoir, alors que la voie unidirectionnelle longe les aires de stationnement, n'est-il pas dangereux de penser que les voitures devront obligatoirement traverser la piste cyclable pour se garer?

« Vélo Québec a produit un guide sur la façon de faire et le stationnement est recommandé le long du trottoir. En étant sur la gauche, le cycliste est certain que la porte de la voiture s'ouvrira parce qu'il y a toujours quelqu'un du côté conducteur. Il peut alors prévoir et basculer vers la gauche. Il y a aussi tous les croisements d'entrées charretières où il risquerait d'y avoir des bacs de déchets ou de recyclage dans la voie cyclable. Il m'apparaît aussi plus simple de gérer les intersections parce que les vélos se comportent comme les automobilistes », rapporte M. Grenier.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer