Un vote historique en faveur de la grève à Champlain

Après des années sans avoir exercé un seul débrayage, les enseignants du... (Archives La Tribune)

Agrandir

Archives La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Après des années sans avoir exercé un seul débrayage, les enseignants du Collège régional Champlain (CRC) de Lennoxville ont voté en faveur de six jours de grève comme le prévoit le mandat proposé au front commun, mardi, dans une proportion de 86,5 %.

Le vice-président du Syndicat des enseignants et des enseignantes du Collège Champlain de Lennoxville, Julien Lacombe, est à l'emploi du collège depuis 27 ans. Il n'arrive pas à dire quelle est la dernière fois où les professeurs de l'établissement ont débrayé. «Ça fait longtemps!» lance-t-il.

Symptomatique du mécontentement entourant les négociations? «C'est généralisé, c'est partout, fait-il valoir. Il remarque que les votes en faveur de la grève sont généralement plus faibles dans les cégeps anglophones, mais ce n'est pas le cas cette fois-ci.

Les irritants sont nombreux, indique-t-il. «C'est sûr que la question de la retraite, c'est achalant.» Québec veut faire passer l'âge de la retraite de 60 à 62 ans; la pénalité serait presque doublée si le travailleur part avant l'âge requis pour la retraite. «Les offres salariales ne couvrent pas l'inflation. Ce n'est pas une hausse, c'est une perte nette!» renchérit M. Lacombe.

Québec propose un gel salarial de deux ans, puis 1 % d'augmentation pendant trois ans. Le front commun, qui regroupe environ 400 000 employés de la province, réclame au moins 13,5 % sur trois ans.

Environ 89 enseignants ont pris part à l'assemblée générale, mardi. Le syndicat compte environ 130 membres. Le personnel professionnel du campus de Lennoxville s'est toutefois prononcé contre la grève.

Autre inquiétude : si un professeur permanent n'a plus d'emploi (par exemple en raison d'une baisse de l'effectif étudiant), il pourrait être appelé à travailler dans un rayon de 250 km. «Québec veut nous obliger à aller dans un rayon de 250 km au lieu de 50 km», explique-t-il.

Les enseignants de la Commission scolaire Eastern Townships (CSET) se sont aussi prononcés en faveur de la grève, la semaine dernière.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer