Manèges militaires: Dauphin s'engage à corriger la situation

Jason Kenney et Marc Dauphin... (Imacom, Frédéric Côté)

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Jason Kenney et Marc Dauphin

Imacom, Frédéric Côté

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Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) La désuétude entourant les deux manèges militaires de Sherbrooke sera l'un des dossiers prioritaires du candidat conservateur Marc Dauphin, advenant son élection et celle d'un gouvernement conservateur, le 19 octobre prochain.

La Tribune dévoilait en septembre 2014 que l'avenir des deux bâtiments militaires restait en suspens à Sherbrooke en raison de leur état de détérioration avancé. La moisissure a envahi une partie importante du sous-sol du manège William, alors que des défauts dans la structure ont été observés à celui de la rue Belvédère.

En tout, neuf options étaient sur la table, dont celles de rénover l'un des deux bâtiments et de détruire le second, de se départir des deux bâtiments pour en construire un nouveau qui abriterait les quatre unités de réserve ou encore de rénover les deux bâtiments.

«Les manèges militaires, je les connais, parce que c'est moi qui en a fait fermer un temporairement quand j'étais médecin-chef du Québec, alors qu'on avait des problèmes de moisissures., a répondu Marc Dauphin, mardi matin, alors qu'il accueillait le ministre sortant de la Défense nationale, Jason Kenney, dans son local de campagne. Il y a une somme de 1,6 million qui a été engagée pour les maintenir à flot. Effectivement, il va falloir plus que ça dans l'avenir et c'est une des choses dans laquelle je me suis engagé de travailler. Le manège (de la rue) William en priorité et ensuite le manège (de la rue) Belvédère.»

Lui-même médecin militaire ayant oeuvré en Afghanistan, Marc Dauphin dit ne pas être en mesure d'évaluer les sommes requises pour corriger la situation adéquatement.

«Je n'en ai aucune idée. J'en ai parlé avec le maire (Bernard Sévigny). Nous avons regardé des terrains derrière le manège William. Mais il y a différentes options sur la table : soit de faire un manège pour les quatre unités dans le parc industriel, comme cela s'est fait dans d'autres villes, mais ce n'est pas mon choix. Je comprends que ça serait agréable pour les militaires d'être dans des bâtisses modernes, mais ce n'est pas mon premier choix.

«Ce sont des édifices historiques, dont il faut maintenir le caractère, dit Marc Dauphin. Écoutez, nos gars sont partis de là pour participer aux Deux premières guerres mondiales, pour aller en Corée et ensuite en Afghanistan. Je pense qu'il faut préserver ce caractère historique. Et là-dessus, le maire m'a dit qu'il était prêt à collaborer à 100 pour cent avec nous.»

État des unités de réserve

En ce qui concerne l'état des quatre unités de réserve sherbrookoises, dont certaines informations laissent entendre qu'elles sont sous-contingentées, tant Marc Dauphin que le Jason Kenney croient qu'il y a lieu d'améliorer les méthodes de recrutement.

«Des unités de réserve, c'est un peu comme une équipe de hockey junior. Ça fluctue toujours. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'efforts (de recrutement) à faire. Il faut constamment en faire. J'ai été 27 ans dans la réserve, je sais de quoi je parle, et je sais que c'est toujours à recommencer», a d'abord reconnu M. Dauphin.

«Au début de la campagne, le premier ministre Harper a annoncé une politique pour augmenter les ressources envers les unités de réserve afin de leur donner les outils nécessaires en formation (...) et pour décentraliser le recrutement», a rappelé M. Kenney.

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