Vers un médicament pour soigner le cancer de la prostate

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
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(SHERBROOKE) Après 15 années de recherche, le professeur Robert Day voit une avancée importante dans ses efforts pour développer un médicament pour soigner le cancer de la prostate.

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Robert Day

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Cela prend la forme d'une première entente de collaboration entre l'Institut de pharmacologie de Sherbrooke et le Centre for Drug Research and Development (CDRD) à Vancouver.

Grâce à l'expertise et aux plateformes technologiques du CDRD, qui sont complémentaires à celles qu'on trouve à Sherbrooke, le Pr Day pourra donner un autre élan à ses travaux sur le composé C23, développé à l'IPS, dans le but de l'amener vers une formule qu'on pourra éventuellement administrer aux humains.

«L'expertise du CDRD va nous aider à accélérer ce développement, de joindre nos forces et de pouvoir aller beaucoup plus rapidement», se réjouit le docteur en pharmacologie, professeur-chercheur à la Faculté de médecine et de sciences de la santé et au Centre de recherche du CHUS.

«D'arriver à cette étape-là, c'est quand même assez rare dans les institutions académiques, ajoute-t-il, mais la nouvelle génération, les nouvelles tendances font qu'on rassemble nos forces pour être capables d'accomplir ces nouvelles thérapies qui n'existent pas, et les amener plus proche du marché et, surtout, plus proche du patient.»

Cette collaboration a été annoncée hier alors que plus de 200 chercheurs du Canada, des États-Unis et d'Europe sont réunis à Sherbrooke dans le cadre de la seconde édition du Sommet international des sciences de la vie qui se termine aujourd'hui.

Le directeur de l'IPS, Éric Marsault, a fait valoir que cette première collaboration découle d'une entente de partenariat signée en juin dernier entre son organisation et le CDRD pour partager les expertises et les technologies. D'autres projets de recherche en cours à l'IPS pourraient emprunter le même couloir à court terme, dit-il.

«Depuis sa fondation, l'IPS est vraiment axée sur la découverte de médicaments et de diagnostics. Maintenant que les disciplines travaillent de plus en plus les unes avec les autres, on a beaucoup de ces projets-là qui intéressent le développement pré-clinique et le développement clinique et également l'industrie», explique Éric Marsault, en précisant que le budget de collaboration de l'IPS avec l'industrie est d'ailleurs en augmentation constante depuis quatre ou cinq ans et qu'il atteint maintenant 35 pour cent du financement que reçoivent les chercheurs.

Enfin, la présidente et chef de la direction du CDRD Karimah Es Sabar s'est dit heureuse de soutenir le projet du Pr Day et de ses associés. «Ce projet est un exemple parmi d'autres des efforts du CDRD à faire progresser la science du développement des médicaments et les opportunités de commercialisation au Québec, et à soutenir la recherche canadienne pour faire avancer les travaux de recherche préliminaire reliés à la santé vers la commercialisation.»

Le cancer de la prostate est le plus important cancer chez les hommes. Quelque 24 000 cas sont diagnostiqués chaque année et on déplore 4000 décès par année.

Les dernières avancées pour le combattre se sont plutôt vu au niveau de la chirurgie et des traitements par radiation, et on observe qu'une grande proportion des patients développent une certaine résistance aux traitements disponibles actuellement. «Il y a un besoin urgent d'arriver avec de nouvelles thérapies», insiste le Pr Day, qui espère «raisonnablement» entreprendre des études de phase clinique dans environ deux ans.

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