«J'ai quitté mon pays parce que mes parents n'avaient pas d'autres choix»

Difficile, pour un citoyen canadien, de vraiment comprendre dans quelles... (La Tribune, Alexandre Faille)

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La Tribune, Alexandre Faille

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(SHERBROOKE) Difficile, pour un citoyen canadien, de vraiment comprendre dans quelles circonstances un individu est prêt à risquer sa vie pour obtenir le statut de réfugié.

Amnistie internationale, section Estrie, tenait dimanche au Marché de la Gare une activité de sensibilisation baptisée «Réfugiés, ce n'est pas un choix», un slogan qui prend tout son sens en discutant avec Yalda Faisal, une réfugiée afghane qui s'est retrouvée au Canada après des démarches auprès de nombreux pays.

«J'ai quitté mon pays parce que mes parents n'avaient pas d'autres choix. C'était la seule chose que l'on pouvait faire pour avoir un futur. Il y a seulement le Canada qui nous ouvrait ses portes. Peu importe le pays qui nous acceptait, c'est là où on aurait été», raconte-t-elle.

Ses parents ont fui l'Afghanistan au moment où les talibans y semaient la terreur pour le Tadjikistan, un pays voisin. Mais ce premier exil n'a permis à la famille que de retrouver un semblant de paix.

«Les gens n'aimaient pas les immigrants au Tadjikistan, il y avait beaucoup de discrimination», se souvient la jeune femme qui s'exprime déjà en français à peine dix mois après son arrivée au Québec.

«J'essaie d'oublier tout ce qui s'est passé et de m'intégrer ici.»

Contrer l'islamophobie

«Il y a un problème concernant l'accueil des réfugiés en général, mais surtout concernant l'islamophobie, c'est le genre de préjugé que j'essaie de briser», souligne l'une des bénévoles d'Amnistie internationale sur place, Marie-Maude Bossiroy.

«Les réfugiés viennent ici parce qu'ils n'ont pas d'autres choix, ils ne viennent surtout pas ici pour abuser du système et nous convertir à l'islam», ajoute-t-elle.

S'il est vrai que la peur de l'étranger anime bien des gens et divise sur la question des réfugiés - autant ici qu'ailleurs dans le monde -, Mme Bossiroy croit que c'est en discutant qu'on réussit à désamorcer les craintes. «Les gens se posent beaucoup de questions. Oui, les médias transmettent de l'information, mais souvent ce sont juste des chiffres. Nous, on parle des solutions, ce qu'on peut faire pour apporter de l'aide là-bas», indique-t-elle.

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