Pierre Lavoie: «L'approche en éducation physique est dépassée»

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(SHERBROOKE) Les défis n'ont jamais effrayé Pierre Lavoie et ce dernier a profité de son passage à l'Université de Sherbrooke, samedi, pour en lancer tout un.

L'instigateur du Grand défi Pierre Lavoie, un événement visant à sensibiliser les jeunes à l'activité physique, invite les futurs enseignants en santé physique à changer leur approche pour motiver les jeunes à se maintenir en santé.

« L'approche en éducation physique est quelque peu dépassée. C'est une approche axée sur la performance et discriminatoire. Souvent à 9 ans, quand tu reçois une note en éducation physique qui est sous la moyenne, ça te décourage. Moi, j'aimerais que l'approche soit sur l'amour du sport. On ne devrait pas faire du sport pour gagner des médailles au primaire, mais pour maintenir son corps en santé. Il y aura toujours des jeunes qui performent, mais l'enseignant, lui, doit adopter une approche non discriminatoire », mentionne celui qui a même rencontré le ministre de l'Éducation, François Blais, à ce sujet il y a moins de deux mois.

«Recevoir une reconnaissance par le monde universitaire, c'est important pour moi, parce qu'on travaille très fort auprès des jeunes, et la population et des enseignants.»


M. Lavoie était à l'UdeS afin de recevoir un doctorat honoris causa en sciences de l'activité physique pour souligner les nombreux événements qu'il organise pour inciter les jeunes à bouger.

« Recevoir une reconnaissance par le monde universitaire, c'est important pour moi, parce qu'on travaille très fort auprès des jeunes, et la population et des enseignants. On sait que le problème de santé au Québec, c'est majeur, et on est convaincu depuis le début que c'est l'éducation qui va le corriger. »

En plus de Pierre Lavoie, un autre Saguenéen, l'historien, sociologue et écrivain Gérard Bouchard, qui a notamment conduit la Commission de consultation du Québec sur les pratiques d'accommodements reliées aux différences culturelles (NDLR : Bouchard-Taylor), a été nommé docteur d'honneur institutionnel.

Cédrick Gignac a vu son vieux rêve de devenir médecin... (Imacom, Maxime Picard) - image 4.0

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Cédrick Gignac a vu son vieux rêve de devenir médecin se réaliser samedi entouré de sa famille, Jillianne Gignac, Mario Gignac et Linda Thibeault.

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Retrouver la bonne case

Chassez le naturel et il revient au galop, dit l'adage. C'est à peu de choses près ce qu'a vécu Cédrik Gignac au cours de la dernière année, lui qui a décidé de troquer la toge pour le sarrau.

Entamant la dernière étape de ses études en droit MBA, l'étudiant de 23 ans croyait avoir un chemin bien tracé et entamer son barreau l'été suivant, mais un cours d'administration est plutôt venu tout chambouler ses plans.

«Il y a environ un an, j'ai eu un cours de leadership pendant ma session d'administration dans lequel il y avait un test psychométrique. Après le test, tous mes collègues qui étaient des juristes en devenir étaient tous dans un même coin tandis que moi j'étais dans une case à part. Même si l'enseignante m'avait mentionné que c'était normal, j'ai décidé d'investiguer un peu plus loin...»

L'enquête du jeune homme originaire de Longueuil lui aura finalement fait réaliser que ses valeurs pourraient être plus utiles ailleurs que devant un juge.

«J'ai une personnalité beaucoup plus axée sur la relation d'aide. La médecine, c'était comme un vieux rêve que j'avais mis à la déchiqueteuse. Je tripais en droit, mais c'est comme une claque qui m'est revenue dans le détour à ce moment. Je me demandais si ça valait la peine de recommencer les démarches et d'être refusé de nouveau, mais finalement, je voulais retenter ma chance.»

Ses parents n'ont découvert le pot aux roses qu'une semaine avant l'entrevue de leur fils, une étape déterminante dans l'atteintede ce rêve sorti tout droit de la déchiqueteuse.

«Notre première réaction, ça été de demander s'il était certain, parce qu'on avait vu sa déception lorsqu'il avait été refusé la première fois, mais de toute façon, on allait l'appuyer peu importe sa décision», affirme avec conviction sa mère, Linda Thibeault.

Les démarches de Cédrik lui auront finalement permis de rêver éveillé, puisque c'est en tant que futur médecin diplômé de l'Université de Sherbrooke qu'il retournera sur le campus ce matin, une transition qui s'est fait somme toute naturellement au dire du principal intéressé.

«Ma crainte, c'était plutôt de dire à mon employeur, à mes amis qui allaient faire le barreau, que je ne les suivais plus, de laisser la place que j'avais. Quand on m'a confirmé que j'étais accepté, je savais que c'était le bon choix.»

Avec un tel parcours, on peut cependant comprendre Cédrik Gignac de ne pas se mouiller lorsqu'on lui demande quelle branche de la médecine il compte étudier.

«Je me garde toutes les portes ouvertes!» a-t-il lancé.

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