La collation des grades : un point culminant

Le stade de l'Université de Sherbrooke (UdeS) s'est une nouvelle fois fait... (Imacom, Maxime Picard)

Agrandir

Imacom, Maxime Picard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Le stade de l'Université de Sherbrooke (UdeS) s'est une nouvelle fois fait assaillir par plus de 10000 personnes samedi afin de célébrer la réussite des 4321 nouveaux diplômés de l'UdeS.

Et pour une troisième année consécutive, c'est sous un soleil radieux que les 2350 finissants qui y assistaient ont pu faire rayonner leur toge dorée rayée du vert de leur alma mater pour symboliser leur passage à une nouvelle étape importante de leur vie.

«C'est le point culminant de toute l'expérience, résume Pascal Chavannes.Toutes les fois où ma famille me voyait disparaître, où elle m'excusait de ne pas être auprès d'elle afin de me permettre de faire de la recherche ou pour travailler, c'était pour ça. Ça vient fermer la boucle.»

Le Sherbrookois d'origine haïtienne souligne notamment que la collation des grades est aussi l'occasion de remercier les membres de sa famille, ceux qui travaillent dans l'ombre du diplôme.

«C'est vraiment une expérience familiale, parce que c'est vraiment grâce à leur présence, grâce à leur support qu'on peut y arriver. Aujourd'hui, c'est tout le monde qui l'obtient avec moi en même temps», note le nouveau docteur en psychologie.

La cérémonie d'investiture a été l'occasion pour la rectrice Luce Samoisette de rappeler à la nouvelle cohorte de diplômés l'importance qu'ils revêtissent pour la société.

«Notre société a besoin de diplômés. Avec le contexte démographique et l'intensification constante de la concurrence internationale, le Québec a - plus que jamais - besoin d'écrivaines, d'ingénieurs, de médecins, de professeurs, d'historiennes, de juristes, d'éducateurs, d'analystes, de chercheurs, de gestionnaires, de scientifiques et de penseurs, pour conserver ses acquis et laisser aux générations suivantes un monde meilleur et plus humain.»

La journée étant déjà forte en émotions, les présentations personnelles de leurs étudiants qu'ont faites les doyens de chacune des facultés, de même que le texte lyrique récité par Serge Postigo, ont terminé de subjuguer la foule spécialement réunie pour l'occasion.

«C'est ma troisième collation des grades. J'étais de la première cérémonie qui était à l'extérieur et je trouve que c'est rassembleur. Ça t'unit à une série de valeurs communes, de projets communs. Comme ça a été mentionné par plusieurs doyens, nous sommes tous des gens d'une même génération qui allons être appelés à collaborer, à interagir pour travailler ensemble», soutient Marc-André Dansereau, qui vient de compléter un doctorat en physiologie.

Et la collaboration ne se limite pas seulement aux étudiants, prend soin de nuancer le professeur de ce dernier à ses côtés.

«On est aussi chercheurs, nous ne sommes pas seulement des professeurs. La fierté est aussi au niveau de la recherche, parce que sans les étudiants, on ne pourrait pas en faire, donc notre succès est aussi le leur. C'est notre récompense la plus grande, je crois», mentionne le professeur à la Faculté de médecine et des sciences de la santé, Philippe Sarret.

L'UdeS a également profité de sa neuvième collation des grades pour décerner des diplômes honoris causa à André l'Espérance, Gérard Bouchard, Jean-Guy Belley, Jacky Mazars, André-Jacques Neusy, Paul Corkum et Pierre Lavoie.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer