Aucune logique à démanteler Champlain, selon le DG

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Le Collège régional Champlain compte actuellement trois campus, soit celui de Lennoxville (qu'il partage avec l'Université Bishop's), St-Lambert (dans la ville du même nom) et St.Lawrence à Québec. Il compte également un siège social à Sherbrooke (notre photo), qui compte 27 personnes.

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(Sherbrooke) Il n'y a aucune logique à vouloir créer trois cégeps distincts avec le Collège Régional Champlain (CRC), croit le directeur général du CRC, Kenneth Robertson, qui a réagi au débat qui secoue actuellement l'institution.

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Le directeur général du Collège Régional Champlain (CRC), Kenneth Robertson.

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Le CRC compte actuellement trois campus, soit celui de Lennoxville (qu'il partage avec l'Université Bishop's), St-Lambert (dans la ville du même nom) et St.Lawrence à Québec. Il compte également un siège social à Sherbrooke, qui compte 27 personnes.

Des employés des campus St-Lambert et St.Lawrence demandent toutefois à ce que le CRC devienne trois établissements distincts. Ils réclament davantage d'autonomie.

Actuellement, le CRC compte un directeur général et trois directeurs de campus, de même qu'un directeur des études et une commission des études.

« Ça ne prend pas beaucoup de logique de dire : (NDLR : avec trois entités distinctes, il y aurait) trois directeurs généraux (DG), trois directeurs des études (DE)... Il y a toute l'infrastructure pour les finances, la paie, les achats, les ressources humaines, le soutien aux ressources matérielles... Faites le calcul pour un avoir système de paie pour les trois... », commente-t-il. Ces services sont actuellement regroupés.

M. Robertson dit ne pas comprendre les véritables raisons derrière tout ce débat.

Le conseil d'administration a déjà adopté une résolution réaffirmant la structure du CRC.

« Le conseil d'administration nous a demandé de voir comment on peut élargir l'autonomie académique. C'est ça la vraie question, l'autonomie académique dans chacun de nos campus », indique M. Robertson, en soulignant qu'une étude s'est penchée sur la question.

Lors du dernier conseil d'administration mercredi, une résolution proposant de demander au ministère de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (MEESR) de devenir un modèle comme le collège régional de Lanaudière a été présentée. Un tel changement, s'il était accepté par Québec, aurait fait en sorte que le CRC (un collège suprarégional) compte trois directeurs des études et autant de commissions des études. La résolution a toutefois été rejetée. Dans le contexte de la Loi sur la gestion et le contrôle des effectifs, on peut se demander si le Ministère aurait accepté, souligne M. Robertson.

M. Robertson ne veut pas parler d'impasse. Lors du prochain conseil d'administration prévu le mois prochain, les membres discuteront des autres options qui ont été soulevées cette semaine.

Professeure et vice-présidente du Syndicat des enseignants du CRC au campus Saint-Lambert, Hélène Mathieu indique que les trois professeurs siégeant au CA ont voté en faveur de la motion.

« Le comité de la campagne pour l'autonomie du Collège Champlain ne désirait pas adopter initialement le modèle de Lanaudière parce que, contrairement à Lanaudière qui dessert une seule région et qui partage la même vision, nous desservons trois régions éloignées les unes des autres et avons des visions et des missions différentes (...) Nous considérons malgré tout que ce modèle serait un pas à l'avant pédagogiquement. C'est pourquoi, les trois professeurs siégeant au CA ont voté pour cette motion. (...) Nous sommes très déçus du résultat du vote, car nous croyons que nous avons, encore une fois, manqué une belle occasion d'avancer vers une plus grande autonomie », a-t-elle commenté. Depuis six ans, trois directeurs des études se sont succédé, selon les partisans d'une séparation.

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