Activités sociales sur le campus : l'UdeS serre la vis

Les étudiants de l'Université de Sherbrooke ne pourront plus étirer leurs... (ARCHIVES, LA TRIBUNE)

Agrandir

ARCHIVES, LA TRIBUNE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Alexandre Faille
La Tribune

(Sherbrooke) Les étudiants de l'Université de Sherbrooke ne pourront plus étirer leurs soirées du jeudi jusqu'à nouvel ordre.

L'UdeS a demandé à la Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke (FEUS) d'interrompre indéfiniment la tenue des prolongations dans la foulée des événements de jeudi dernier, lors du 6 à minuit organisé à la Faculté de génie. Rappelons qu'un autobus de la Société des transports de Sherbrooke a malheureusement écrasé le pied d'un étudiant ivre au carrefour du pavillon principal de l'UdeS et que des cas d'intoxications graves ont été rapportés.

La FEUS tiendra un comité d'études vendredi afin de soumettre des résolutions au comité des membres de dimanche entourant le prolongement des activités et la consommation d'alcool sur le campus. Le porte-parole de la FEUS, Nicholas Godin, explique toutefois que le sujet des activités sociales sur le campus revient régulièrement dans les discussions.

« Nous cherchons toujours des façons d'améliorer la tenue des activités. Des efforts ont été faits et il y a eu des améliorations remarquées », indique-t-il.

La porte-parole de l'Université dans ce dossier n'était pas disponible pour commenter jeudi, mais devrait réagir vendredi.

La FEUS optimiste

L'UdeS a indiqué à la FEUS qu'elle émettrait prochainement de nouvelles directives concernant la tenue des activités sociales sur le campus. Sur les réseaux sociaux, de nombreux étudiants se sont inquiétés de voir disparaître les prolongations, une situation qui étonnerait la FEUS.

« Ce serait surprenant que l'Université choisisse d'abolir les prolongations. Ce n'est certainement pas ce qu'on souhaite », souligne M. Godin.

Toutes les associations étudiantes ont droit à une prolongation par semestre, soit trois heures ajoutées aux activités sociales habituelles

(4 à 7 et 5 à 8) jusqu'à minuit au plus tard. Celles-ci représentent l'un des principaux moyens de financement pour les associations étudiantes.

Encore des problèmes

Le conseiller municipal de l'arrondissement du Mont-Bellevue, Jean-François Rouleau, n'a pas été mis au courant de la suspension, mais indique que le sujet relève avant tout de l'administration interne de l'Université. « Je sais qu'ils travaillent sur des solutions, mais je ne suis pas courant des développements », mentionne-t-il.

La campagne de bon voisinage mise de l'avant à la rentrée scolaire semble par ailleurs avoir porté ses fruits selon M. Rouleau, mais des groupes isolés continueraient de troubler la quiétude de l'arrondissement.

« Il y a encore malheureusement des débordements, indique-t-il. C'est clair dans mon esprit qu'on va aller jusqu'au bout pour faire appliquer les règlements et les comportements dérangeants ne seront pas tolérés. On invite les gens à collaborer, comme les propriétaires des maisons louées qui doivent prendre leurs responsabilités. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer