La Ville veut concevoir son plan numérique en 2016

Annie Godbout... (Imacom, Frédéric Côté)

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Annie Godbout

Imacom, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke a dressé le bilan de sa mission commerciale en Europe en mai, alors qu'elle visitait Barcelone, Montpellier, Lyon et Paris pour prendre connaissance des enjeux et bénéfices d'une ville intelligente. Pendant qu'Hélène Dauphinais remettait en question la pertinence d'un tel voyage à l'ère des technologies de l'information, Annie Godbout a formulé le souhait de voir un élu sherbrookois siéger au comité de travail de l'UMQ sur les communautés intelligentes.

Le directeur des technologies de l'information à la Ville de Sherbrooke Yves Seney a mentionné qu'un plan numérique devrait être conçu en 2016 pour une mise en application en 2017, un échéancier qui ne plaît pas à Mme Godbout.

«J'aurais préféré qu'on aille un peu plus vite. 2017, c'est encore loin. Ce qui m'agace, c'est que pour moi, une ville intelligente est un vecteur de développement économique. Il faut qu'on ait un mandat clair. Il ne faut pas juste faire semblant qu'on y croit. Le plan numérique, il faudra le raffiner sur le rôle de la Ville.»

Yves Seney explique l'échéancier. «Nous devons vraiment travailler à articuler un plan numérique pour voir où on s'en va de façon structurée. C'est un plan qui nous permettra de déterminer les actions que nous devrons poser et les initiatives que nous devons mettre en place qui sont propres à notre identité sherbrookoise. Le concept de ville intelligente n'est pas un pattern qui est généralisé. C'est propre à chaque identité de ville. Travailler avec plusieurs acteurs différents et les outils de l'UMQ, ça va à la vitesse des intervenants, et nous faisons ça un peu à travers le reste.»

Annie Godbout voudrait aussi un siège sherbrookois au comité des communautés intelligentes de l'UMQ. «Nous n'avons aucun représentant de Sherbrooke sur ce comité et je suis certaine qu'on pourrait trouver une place comme ville majeure au Québec. Ça prend un élu qui fait le pont avec le comité de l'UMQ qui est présidé par la mairesse de Magog. Il faut que tout le monde travaille ensemble. Il ne faut pas que ce soit un projet de fonctionnaires. Il faut que ce soit un projet politique. Ce que j'entends aujourd'hui, c'est que c'est un projet de fonctionnaires.»

Nicole Bergeron abondait dans le même sens en souhaitant une présence au comité de l'UMQ.

Hélène Dauphinais remettait par ailleurs en question l'utilité de se déplacer dans une mission commerciale en Europe. «On dit beaucoup qu'il faut se mettre à l'ère du numérique. On a envoyé quatre personnes sur place pour aller voir les projets, mais les informations par exemple sur l'incubateur de Montpellier sont disponibles sur internet. Est-ce que ce n'est pas contradictoire, quand on veut développer des villes intelligentes, d'utiliser encore de vieux moyens?»

«Quand on rencontrait les gens, les premières questions qu'on posait, c'était qu'est-ce qui a mal été, quels sont vos échecs. Ça, ce n'est pas sur le site internet des villes. Et c'est là la valeur ajoutée d'une mission comme celle-là pour apprendre des erreurs des autres. C'est peut-être une vieille façon de faire, mais ça demeure la meilleure façon de savoir comment les choses se sont faites», a rétorqué le maire Bernard Sévigny.

Hélène Dauphinais a par ailleurs voulu savoir quand une application mobile permettra de payer le stationnement à Sherbrooke. Le président du comité exécutif Serge Paquin a précisé qu'une proposition sera présentée au conseil avant le dépôt du budget en décembre.

Rappelons que Sherbrooke a été nommée parmi les 21 communautés intelligentes sur la planète en 2015.

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