Trop de bruit au plateau Sylvie-Daigle: «Des choses peuvent être faites»

Marc Paré... (Imacom, Frédéric Côté)

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Marc Paré

Imacom, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) C'est en faisant entendre un enregistrement du bruit capté de sa résidence que le citoyen Marc Paré s'est présenté au conseil municipal, lundi soir, pour dénoncer le bruit incessant émanant du plateau Sylvie-Daigle. Aussi obligé de bloquer la lumière des réverbères en placardant ses fenêtres avec du carton, la nuit, M. Paré demande des solutions.

« Sur la rue Saint-Michel, nous sommes 150 résidants qui avons comme voisin immédiat le terrain de gazon synthétique. Nous entendons ces bruits six mois par année. Ça commence à être dérangeant. Quand la saison commence, il y a l'équipe de football des Bulldogs à 8 h 30 le samedi matin. Il y a de la musique toute la journée. Pendant la saison de soccer, les matchs seniors se tiennent vers 21 h 30. L'éclairage termine à 23 h. Il y a 36 lampadaires qui illuminent le terrain. Il n'est pas normal de devoir mettre des cartons dans ses fenêtres pour pouvoir dormir et de fermer les fenêtres en plein été », lance-t-il.

L'homme a invité la conseillère Hélène Dauphinais et le maire Bernard Sévigny à constater la situation chez lui. Les cloches, les trompettes, les casseroles pendant les matchs, il en a assez. « Il y a des choses qui peuvent être faites. On peut mettre un mur pour couper le son ou planter des arbres. Je n'ai rien contre les gens qui encouragent leurs enfants dans le sport, mais je vous lance un petit S.O.S. »

Situation insoutenable

Mme Dauphinais a elle-même qualifié la situation d'insoutenable. « Je suis allée constater en soirée, mais M. Paré vivait ça depuis 9 h du matin. Je n'ai jamais senti de sa part la volonté d'arrêter les activités, mais il souhaite plutôt trouver une façon de bloquer le son. Il y a peut-être moyen d'avertir les gens. Les parents peuvent peut-être frapper dans leurs mains ou encourager avec leur voix plutôt qu'avec des cloches. Et sur les systèmes de son, on peut certainement moduler le volume. On pourrait trouver un entre-deux. »

« Vous m'en aviez déjà parlé et j'avais saisi les services de ça. Je sais que des approches avaient été faites auprès des clubs sportifs. Est-ce que c'est suffisant? Est-ce qu'on doit aller plus loin? Vous nous dites que ça n'a pas cessé », a réagi Bernard Sévigny.

Le président du comité du sport et du plein air, Vincent Boutin, mentionne que l'organisation des Bulldogs est prête à collaborer. « Pour ce qui est de l'éclairage, depuis les Jeux du Canada, il est plus fort qu'il était auparavant. Compte tenu du fait qu'il n'y a pas des matchs tous les soirs, des coûts qui seraient engendrés et d'autres considérations techniques, nous avons décidé de garder ça comme ça. Quant au bruit, le club est très ouvert à coopérer. Nous avions interdit les flûtes dans un premier temps. Nous pourrons réévaluer si nous devons aller plus loin. Le bruit au football est inhérent à la pratique du sport. Ce sera toujours comme ça, mais nous ferons mention du problème. »

« On veut que les gens fassent du sport... Il y a peut-être des choses à faire, mais on ne peut pas devenir la ville du silence non plus », plaide le conseiller Jean-François Rouleau.

Ce à quoi Hélène Dauphinais a réagi. « Je ne pense pas que le citoyen demande le silence total. Nous serions mieux de montrer un peu d'empathie et de trouver des solutions mitoyennes. »

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