Des vêtements chauds pour les réfugiés irakiens

La présidente du groupe communautaire montréalais Entraide Bois-de-Boulogne,... (Imacom, René Marquis)

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La présidente du groupe communautaire montréalais Entraide Bois-de-Boulogne, Claudie Ayas, a distribué 38 habits de neige à des enfants provenant du Moyen-Orient et réfugiés à Sherbrooke, dont un à la petite Stella Aljamel, qui est aux côtés du prêtre de l'église syriaque orthodoxe de Sherbrooke, Gabi Savkys.

Imacom, René Marquis

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(SHERBROOKE) Une tuque, des mitaines, un cache-cou, des bottes, un manteau et des pantalons de neige. Autant de pièces vestimentaires qui étaient fondamentalement obsolètes pour Adel il y a de cela cinq jours.

C'est que la semaine dernière, Adel fuyait encore la guerre. Il est l'un des plus récents réfugiés irakiens arrivés à Sherbrooke dans la dernière semaine en compagnie de ses quatre enfants. Nouveau pays, nouvelle vie et nouvelles conditions météorologiques pour lui, à quelques mois de ses premières journées sous le zéro degré Celsius.

« J'ai déjà une idée préconçue qu'il y a un froid glacial dans toutes les régions du Canada, je viens d'arriver d'Irak où les températures atteignent les 50 degrés Celsius, ça fera une grande différence », note l'homme par l'entremise d'un interprète.

L'adaptation d'Adel a grandement été facilitée par la communauté sherbrookoise et l'église syriaque orthodoxe de Sherbrooke qui prend en charge les réfugiés du Moyen-Orient dès leur arrivée. Hier, il a reçu un autre coup de pouce lorsque le groupe communautaire montréalais Entraide Bois-de-Boulogne a distribué à ses quatre enfants le nécessaire en vêtements hivernaux dans le cadre du programme « Mon premier habit de neige au Québec ».

« C'est notre troisième édition depuis le soulèvement au Moyen-Orient et cette année, nous avons distribué 38 habits de neige. Chaque enfant a reçu l'équivalent de 150 $ en vêtements », indique la présidente de l'organisme, Claudie Ayas.

Le pire derrière

Les petites Mella et Stella Aljamel n'en seront pour leur part pas à un premier hiver, mais ont tout de même reçu leur nouvel attirail. « À cet âge, c'est toujours un premier hiver, ils grandissent tellement rapidement », note avec justesse Mme Ayas.

La mère des deux petites rassure les nouveaux arrivants. L'hiver, bien que difficile la première année, revêt des airs paradisiaques par la suite.

« Le premier hiver était très difficile pour nous, mais maintenant on est habitués. C'est comme un rêve pour nous ici, un paradis malgré la neige », raconte-t-elle.

Reste qu'un tapis blanc demeure le dernier des soucis d'Adel, lui qui a laissé derrière huit de ses frères et soeurs en plus de sa mère à Mossoul, sa ville natale. Celui-ci ne manque pas de souligner à quel point sa famille éprouve de la reconnaissance envers la communauté qui les accueillit.

« La paroisse a été très collaborative, elle a donné tout ce qu'elle pouvait comme facilité pour que ma famille s'installe, évoque-t-il. Les enfants voient avec appréhension venir l'hiver, mais ils sont reconnaissants envers les gens qui viennent de leur offrir leur premier habit de neige au Canada. »

Dans le sous-sol de l'église syriaque de Sherbrooke, hier, des enfants qui ont connu la guerre, la vraie, ont eu un premier avant-goût de leur prochaine bataille, celle qui se gagne avec des balles de neige plutôt que des mitraillettes.

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