Le CALACS se mobilise contre la violence sexuelle

À l'invitation du CALACS, plusieurs citoyens ont joint... (IMACOM, Jessica Garneau)

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À l'invitation du CALACS, plusieurs citoyens ont joint vendredi la marche symbolique à l'occasion de la 34e journée d'action contre la violence sexuelle faite aux femmes sous le thème : «Les agressions sexuelles... brisent des vies. » Parmi les meneuses, on on identifiait les candidates aux élections fédérales France Bonsant (Bloc québécois), Marie-Claude Bibeau (PLC) et Caroline Bouchard (Bloc québécois).

IMACOM, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Même 35 ans après sa fondation, le Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel de l'Estrie (CALACS-Agression Estrie) doit vaincre les tabous reliés à cette problématique encore et toujours d'actualité.

Une centaine de personnes prennaient part jusqu'à samedi midi au colloque sous le thème : «Les agressions à caractère sexuel, un problème de société».

«Nos invités permettent d'avoir une bonne idée de la complexité de la problématique. Nous voulons mobiliser les participants. Se mobiliser pour changer les mentalités, changer les lois, changer les procédures judiciaires. Il faut travailler à faire changer les préjugés qui sont présents encore 35 ans plus tard», estime la porte-parole du CALACS-Agression Estrie, Stéphanie Tremblay.

Pour marquer publiquement cet anniversaire, le CALACS avait invité la population à se mobiliser vendredi au marché de la gare dans le cadre de la 34e journée d'action contre la violence sexuelle faite aux femmes sous le thème : «Les agressions sexuelles... brisent des vies.»

«Cette journée d'action est l'un des moyens choisis pour la sensibilisation du public aux conséquences des agressions sexuelles. Les répercussions des agressions sexuelles peuvent être très grandes pour les femmes. La population doit être sensibilisée au fait que les agressions sexuelles brisent des vies», mentionne la porte-parole du CALACS.

Un livre

Dans le cadre de ce 35e anniversaire, le CALACS a lancé un livre de témoignages intitulé : «Toutes uniques, toutes unies, ensemble réagissons».

Fondatrice du CALACS de l'Estrie Madeleine Lacombe considère que la cause a évolué, mais qu'il reste encore beaucoup de travail à faire.

«C'est en donnant des cours d'autodéfense aux femmes que l'idée de fonder l'organisme est venue. Les femmes qui avaient été agressées n'avaient pas de service. Il fallait faire quelque chose pour elles. Il fallait aussi sensibiliser les intervenants des divers milieux à la réalité des agressions sexuelles», rappelle Mme Lacombe.

Si le centre d'aide aux victimes de viol est devenu le CALACS, les besoins d'éducation et de sensibilisation sont toujours aussi pressants.

«Les femmes obtiennent plus de services, les stéréotypes continuent d'exister. Pourquoi les femmes ont besoin de se justifier concernant leur consommation d'alcool ou leur habillement lorsqu'il est question d'agression sexuelle», déplore Mme Lacombe.

Évans Bédard du SHASE-Estrie indique que le problème des agressions sexuelles concerne aussi les hommes.

«Nous faisons face constamment à un manque de financement pour les services spécifiques pour les hommes en matière d'agressions sexuelles. Nous en sommes au même point que les femmes il y a 30 ans. Il est difficile de développer de l'expertise lorsque nous ne savons pas si nous existerons à la fin de notre période de financement», déplore M. Bédard.

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