Hommage à un homme d'exception

La journaliste et belle-fille de Bertrand Gosselin, Anne... (Imacom, Frédéric Côté)

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La journaliste et belle-fille de Bertrand Gosselin, Anne Préfontaine, a rendu un vibrant hommage à «un homme comme on en rencontre peu dans une vie».

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(SHERBROOKE) Policiers, pompiers, avocats, confrères journalistes, politiciens : nombre de personnalités publiques régionales ont rendu hommage, vendredi, au journaliste Bertrand Gosselin, décédé dans la nuit de dimanche à lundi.

Un tel nombre de gens venus au salon funéraire Steve L. Elkas vendredi, répartis dans autant de corps de métiers différents, ne peut que témoigner du respect et de l'appréciation de tous envers un homme couvert de qualités.

«Pour moi, Bertrand est un modèle, un mentor et un grand bonhomme. Un homme d'exception, aimé de tous», mentionne sa belle-fille, la journaliste Anne Préfontaine, qui a présenté Bertrand Gosselin à sa mère après «avoir eu un coup de foudre» pour la personne lorsqu'ils se côtoyaient dans le cadre de leur métier.

«C'est probablement le plus beau coup que j'ai fait de ma vie, note-t-elle, émotive. Je me sens privilégiée de l'avoir côtoyé pendant 15 ans.»

Tous s'entendent pour souligner l'immense générosité de Bertrand Gosselin quand venait le temps de prodiguer des conseils. De nombreux journalistes qui exercent aujourd'hui ce métier ont appris de ce monument à Sherbrooke. Même l'ancien maire de la ville, Jean Perrault, s'enrichissait à force de côtoyer M. Gosselin.

«J'ai beaucoup appris de lui, de la manière qu'il avait d'être proche des gens. C'était quelqu'un qui aimait profondément le monde», se remémore-t-il.

«On ne réalise jamais comment on peut être signifiant pour une personne et je pense que Bertrand ne réalisait pas lui-même comment il pouvait être inspirant pour les plus jeunes. Dernièrement, ce qui est merveilleux, c'est que tout cela s'est révélé à lui comme des fleurs au printemps», souligne pour sa part le journaliste sherbrookois Marcel Gagnon, qui l'a côtoyé sur de nombreuses couvertures.

Jusqu'au dernier jour, Bertrand Gosselin, avide lecteur, continuait de dévorer les mots. Ces mots, ils auront été partie intégrante de sa vie jusqu'à la fin et c'est avec eux qu'Anne Préfontaine a voulu lui exprimer tout son amour.

«J'ai eu la chance de lui dire à quel point je l'aimais de son vivant, je lui ai écrit une lettre. Je voulais prendre le temps de lui dire que je l'aimais et pourquoi je l'aimais», indique-t-elle. Une lettre qui, aux dires de ses proches, l'a ravi jusqu'aux larmes.

«Ce qui m'a touché, c'est quand j'ai entendu Bertrand dire qu'il avait eu une belle vie, qu'il était comblé. Quand tu arrives à la fin de ta vie et que tu es capable de dire ça d'une manière positive et sereine, c'est inspirant», note M. Gagnon.

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