Le projet Alerte n'a pas été déposé à Québec

Le député de Mégantic Ghislain Bolduc, même s'il est emballé par le projet de... (Imacom, René Marquis)

Agrandir

Imacom, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Le député de Mégantic Ghislain Bolduc, même s'il est emballé par le projet de centre de sûreté aéroportuaire Alerte, dont La Tribune faisait état jeudi, s'interroge sur le financement des futures infrastructures. Selon lui, aucune demande n'a été déposée auprès du gouvernement du Québec. Une conférence de presse a pourtant été convoquée lundi pour annoncer la création du centre Alerte.

Rappelons que le projet, qui devrait voir le jour près de l'aéroport de Sherbrooke en 2016, nécessite des investissements de 21,8 M$. Selon le plan d'affaires, un financement à hauteur de 33 % est souhaité de la part de chacun des gouvernements.

« J'ai hâte de voir ce qu'on annoncera lundi, mais je n'ai pas l'impression qu'on y parlera du financement. J'ai bien compris qu'ils espèrent obtenir 33 % du montant de la part du gouvernement du Québec, mais je voudrais bien savoir qui leur a donné une réponse. Que leur projet avance, c'est correct, mais aucun document n'a été déposé à Québec. Je comprends qu'on est en élections fédérales et que c'est peut-être le bon temps pour essayer d'avoir une subvention de ce côté », commente M. Bolduc.

En mars dernier, le député de Mégantic affirmait que le projet avait beaucoup de potentiel pour la relance de la région et qu'il ferait tout en son possible pour que le centre de sûreté aboutisse à bon port. Mais aucune rencontre avec les promoteurs n'aurait été organisée depuis ce temps. « Je n'ai pas entendu parler d'eux. Je n'ai pas eu de conversations. Je crois que les étapes du projet avancent, mais il faut bien attacher les affaires, comme l'approvisionnement en eau. Ils vont peut-être nous surprendre, mais je n'ai pas vu d'activités ou de plan d'investissement depuis mars. Avant qu'on en arrive à donner des millions de dollars, il y aura des étapes de validation à franchir par les ministères concernés et je n'ai pas de preuves que ç'a été fait ou complété. Si on veut s'y mettre, il faudra se rencontrer. »

Des conditions bien précises devront être respectées avant que du financement soit accordé. « On ne dépense pas sans justifications, sans raisonnement et si tout n'est pas bien attaché. Alerte a assurément le potentiel de devenir une locomotive pour la région de Sherbrooke, Cookshire-Eaton et Mégantic, mais il faut voir l'étude de marché. Les entraînements, en ce moment, se font où? Ça coûte combien? Quel avantage avons-nous sur le marché? Est-ce que des gens se sont commis? Généralement, ça prend des clients pour qu'un projet avance. Une fois que le marché est acquis, ça rend le projet plus facile à ficeler. Je ne sais pas si c'est fait. »

Ghislain Bolduc estime par ailleurs qu'il faudra du temps avant que le financement du fédéral soit accordé. « Il faut toujours quelques mois pour qu'un nouveau gouvernement se mette en place. »

Si M. Bolduc a hâte de savoir ce qui sera annoncé lundi, il mentionne qu'il ne pourra pas être sur place en raison d'autres engagements. Il estime toutefois qu'il est encore possible que des infrastructures soient construites pour la fin de l'année 2016. Le député de Sherbrooke, Luc Fortin, a décliné notre demande d'entrevue, indiquant qu'il s'agissait d'un dossier de son collègue de Mégantic.

Au ministère de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, on mentionne qu'il est dans la politique du ministère de ne pas commenter des projets qui pourraient avoir été soumis ou non pour du financement.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer