Les enseignants votent pour la grève à 88 %

Plus de 1600 enseignants ont pris part à... (Imacom, René Marquis)

Agrandir

Plus de 1600 enseignants ont pris part à une assemblée générale au Centre culturel de l'UdeS, mardi soir, où ils se sont prononcés en faveur de la grève à 88 %.

Imacom, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Les écoles de la région seront perturbées par une grève au cours des prochaines semaines. Les membres du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie (SEE) se sont prononcés en faveur d'un mandat de grève de six jours à 88 %, mardi soir.

Le SEE regroupe 3500 enseignants des commissions scolaires francophones de la région, soit de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), des Sommets (CSS) et des Hauts-Cantons (CSHC). Plus de 1600 personnes ont pris part à l'assemblée qui a eu lieu au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke. Les enseignants de la CSRS ont dit oui à 89 %, ceux de la CSS à 88 % et ceux de la CSHC, à 83 %.

« C'est un mandat fort. Les offres patronales sont jugées méprisantes, c'est une atteinte à nos conditions », a commenté le président du SEE, Benoit Houle, en soulignant que les impacts sur les enseignants et les élèves sont trop lourds pour baisser les bras. Les enjeux concernent notamment l'augmentation du nombre d'élèves dans les classes, la diminution des services et l'augmentation de la tâche des professeurs.

« On veut augmenter notre tâche et on nous offre 3 % sur cinq ans », lance M. Houle. Les membres du front commun, composé d'environ 400 000 employés, réclament au moins 13,5 % sur trois ans.

Le débrayage sera déclenché au « moment jugé opportun ». Les jours pourront être appliqués de façon discontinue ou non. La majorité des syndicats affiliés à la CSQ doivent voter en faveur de la grève pour qu'elle ait lieu.

L'employeur doit être avisé sept jours (ouvrables) à l'avance.

« On veut envoyer un message clair. On a eu plus de 50 rencontres et il n'y a rien qui se passe. »

Les moyens de pression s'accentueront au cours des prochaines semaines.

Plan d'action

Même si un plan d'action de mobilisation a déjà été adopté, les directives syndicales invitant les professeurs à s'en tenir aux tâches prévues à la convention collective ont été clairement expliquées aux délégués syndicaux la semaine dernière, indique Benoit Houle. « Quand on a voté en mai, on n'avait pas eu le temps d'expliquer en détail. »

Un plan a été adopté en décembre, puis les membres du SEE ont voté pour une escalade des moyens de pression en mai.

Interrogé sur le fait que certains établissements semblent plus touchés que d'autres, il convient que la situation est « à géométrie variable ». Des projets parascolaires sont sur la glace, des sorties scolaires sont menacées, des activités ont été annulées.

Selon M. Houle, la convention collective ne prévoit pas de reprise des cours pour les journées de grève.

La proposition prévoyant une consultation après trois jours de grève a été battue.

Lors des grèves antérieures, le transport organisé par la CSRS pour les élèves du privé a été annulé. Le président de l'Association des écoles privées de l'Estrie (AEPE), Raymond Lepage, confirme que les parents devront trouver un autre moyen de transport. L'intention des écoles de l'AEPE est toutefois de maintenir les cours.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer