UdeS: Luce Samoisette préocuppée par la qualité des diplômes

Luce Samoisette... (Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau)

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Luce Samoisette

Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau

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(SHERBROOKE) Alors que des dirigeants d'universités s'inquiètent pour la qualité des diplômes universitaires, la rectrice de l'Université de Sherbrooke, Luce Samoisette, joint sa voix au concert de préoccupations et demande une fois de plus au gouvernement de définir sa vision de l'éducation et d'en faire une priorité.

Des dirigeants ont dénoncé les compressions, la semaine dernière, et les impacts qu'auront celles-ci sur la valeur des diplômes québécois. Du même coup, les données de Statistique Canada montraient que les étudiants québécois paient leurs droits de scolarité beaucoup moins cher qu'ailleurs au Canada. Les droits ici représentent environ 47 % de la moyenne canadienne.

« Ça fait des mois, sinon des années qu'on n'arrête pas de marteler que l'éducation doit revenir la priorité. (...) C'est quoi la vision de ce gouvernement? » s'interroge Mme Samoisette en entrevue. « Faire des efforts pour assainir les finances publiques, tout le monde est prêt à en faire, mais il faut une planification », lance-t-elle en soulignant que les coupes ne peuvent plus continuer.

À la même date l'an dernier, en plus de réclamer au gouvernement de réinvestir à compter de 2016-2017, la rectrice demandait aussi à Québec des règles budgétaires claires. Celles-ci arrivent souvent en pleine année financière. L'appel n'a visiblement pas été entendu.

Quant à la suite des choses, Luce Samoisette dit ne pas avoir de signal clair pour l'année financière en cours... et non plus pour l'année suivante.

Rappelons que Québec a consenti à assouplir certaines règles liées au budget d'investissement cet été, mais les règles n'ont pas encore été officialisées au Conseil du trésor. « On n'est pas capable de gérer à court terme », fait-elle valoir.

On a vu les gens se mobiliser pour la protection de l'école publique, avec un mouvement de chaînes humaines partout dans la province autour des écoles. Les universités sont-elles oubliées?

« Ça coupe partout, ça coupe dans le milieu de la santé, rappelle Mme Samoisette. Il faut revenir à la base et se demander pourquoi on a besoin de nos universités... On forme les infirmières, les médecins, les travailleurs sociaux, les psychologues... »

Si on n'y arrive pas, est-ce qu'il faudra les recruter ailleurs? s'interroge-t-elle.

L'UdeS a déposé son budget 2015-2016 ce printemps : elle doit trouver environ 11 M$ pour atteindre l'équilibre budgétaire. L'institution tente de récupérer plus de 8 M$ auprès de ses syndicats.

La rectrice rencontrera ses employés le 23 septembre afin de faire le point avec eux.

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