Paquin assure que la Ville ne se prive pas de subventions

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(SHERBROOKE) Après une analyse plus poussée du rapport du vérificateur général, le président du comité exécutif Serge Paquin assure que la Ville de Sherbrooke ne se prive pas de montants variant entre quatre et sept millions de dollars en subventions. M. Paquin a effectué une mise au point détaillée d'une trentaine de minutes en atelier de travail public lundi.

« Là où nous avons été extrêmement surpris, c'était de lire que Sherbrooke aurait laissé entre 4 et 7 M$ qu'on aurait pu obtenir. De là la formulation de ma question : on pourrait se demander si la Ville, par l'incompétence de sa fonction publique ou l'incurie de ses dirigeants ou sa négligence, s'est privée d'une somme de 4 à 7 M$ en subventions gouvernementales. Les citoyens étaient en droit de se poser cette question-là. C'est pourquoi nous avons analysé, le directeur général et moi-même, certains aspects du rapport. La réponse à cette question est non », a mentionné Serge Paquin.

« Ce qu'on dit clairement, c'est qu'on a maximisé le montant des subventions qu'on était en mesure d'obtenir. Le statut particulier de la Ville de Sherbrooke, qui fait des travaux en régie, complexifie les demandes que nous faisons au gouvernement du Québec de nous rembourser. D'ailleurs le vérificateur général nous aide en ce sens. Mais globalement, on ne peut pas dire que la Ville laisse des subventions sur la table. Nos fonctionnaires, c'est ça leur priorité : soutirer le maximum d'argent dans chacun des programmes. Depuis 2010, on a réalisé 90 M$ de projets et là-dessus, il y a peut-être 2 M$ dont nous n'avons pas eu besoin parce que tous les travaux qui devaient être faits pour la mise aux normes de l'eau potable, on les a faits à moins cher que le budget prévu. Tant mieux pour les contribuables. »

Tournée de l'UPAC

Serge Paquin a par ailleurs mentionné que la Ville a reçu des représentants de l'UPAC qui effectuaient une tournée préventive dans toutes les villes du Québec et qui rappelaient en quelque sorte que de garder une expertise à l'interne constitue une certaine forme de prévention contre la corruption. « Nous considérons qu'il est extrêmement important de préserver notre expertise et le vérificateur a bien compris ça. »

Le vérificateur général avait notamment noté que la Ville ne bénéficiait pas d'une subvention de 3 M$ pour ses dépenses de pavage. C'est que la Ville avait eu l'information que ces dépenses n'étaient pas reconnues dans le cadre du Programme de la taxe sur l'essence et avait affecté les sommes reçues pour financer le garage municipal. Ces sommes ont toutefois été rapatriées une fois le pavage officiellement admissible.

Serge Paquin rappelle par ailleurs qu'une demande de subvention formulée n'équivaut pas à une subvention acceptée.

Enfin, Sherbrooke pourrait profiter d'un assouplissement dans le Programme d'infrastructures Québec-Municipalités, alors que les coûts de la main-d'oeuvre temporaire pourraient faire l'objet de subventions. Dans le secteur de la construction, en période de pointe, Sherbrooke compte 50 employés, dont 40 temporaires. Le vérificateur général chiffrait les sommes à obtenir entre 400 000 et 500 000 $.

Le conseil municipal demeure par ailleurs, de façon générale, en accord avec l'ensemble des recommandations du vérificateur général.

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