Le SPS veut cinq policiers de plus

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(SHERBROOKE) Le directeur du Service de police de Sherbrooke (SPS), Robert Pednault, réfute les conclusions du vérificateur général selon lesquelles Sherbrooke dispose d'un plus grand nombre de policiers que les villes de taille comparable. En atelier de travail public, lundi, M. Pednault a du même coup plaidé pour l'ajout de cinq policiers temporaires.

Rappelons que le vérificateur général Claude Cournoyer avançait la semaine dernière qu'au prorata de la population, « nous comptons 20 policiers permanents et 11 policiers temporaires de plus ». Au lendemain du dépôt du rapport, Robert Pednault avait décliné toutes les demandes d'entrevue des médias.

Selon les données présentées aux élus lundi, Sherbrooke compte près de 25 000 étudiants, dont environ 18 300 provenant de l'extérieur de la ville, une proportion beaucoup plus importante que dans les villes de taille comparable. En ajoutant ces 18 300 citoyens « temporaires » à la population sherbrookoise, le ratio de policiers par habitant devient plus favorable.

Dans le rapport du vérificateur général, on faisait état d'un policier pour 771 habitants à Sherbrooke, contre un policier pour 863 habitants pour la moyenne des autres villes. En ajoutant les étudiants, le ratio passe à un policier pour 881 habitants.

M. Pednault ajoute qu'il faut analyser les ratios avec prudence et tenir compte de la superficie du territoire, du taux de criminalité et du transit de véhicules entre autres.

Policiers temporaires

Robert Pednault précise que 7500 heures de travail en moins ont été effectuées par les policiers temporaires pour les six premiers mois de 2015. « Cette façon de faire a généré du temps supplémentaire chez des permanents. »

Si le vérificateur général estime à 35 le nombre de temporaires idéal à Sherbrooke, qui en compte 40, le directeur du SPS estime qu'il en faut 45 pour répondre à tous les besoins. « Nous voulons le ramener à ce que nous avions avant, du moins pour le moment. On voit que le fait d'avoir eu moins de policiers temporaires nous a amené des problèmes pour des remplacements que nous n'avons pas été en mesure de faire à temps simple. Dans les dernières années, nous avions plus ou moins 45 policiers temporaires, dont 12 à 15 sur appel. Ça répond bien aux besoins qu'on a. »

heures supplémentaires

Si le vérificateur général ne relevait rien d'anormal en matière d'heures supplémentaires au SPS, il suggérait tout de même d'établir une politique écrite sur l'utilisation de ces heures. « Ce n'est pas vrai que n'importe qui peut ajouter des heures n'importe quand », a réagi M. Pednault.

« Les heures supplémentaires sont régies par des communiqués écrits à l'interne. Les barèmes sont très bien connus de notre personnel. Aussitôt que ça sort des barèmes déjà établis, ils se doivent d'être autorisés par l'état major de notre service. Oui c'est peut-être écrit à gauche et à droite, mais on devrait peut-être l'intégrer dans une politique. Nous sommes d'accord avec cette recommandation. Nous travaillerons à ce dossier dans les prochaines semaines. »

Des efforts ont néanmoins été consentis pour réduire les heures supplémentaires, notamment lors de la Fête du lac des Nations, où 25 000 $ en temps supplémentaire ont été économisés. « Je ne pense pas que la population s'est sentie moins en sécurité », avance Danny McConnell, directeur adjoint au SPS.

Enfin, le vérificateur Claude Cournoyer s'étonnait que le temps consacré aux tâches administratives n'ait pas diminué depuis 2010. « Nous tenterons d'éliminer le plus possible les tâches administratives. Pour un patrouilleur, moins il a des tâches administratives, plus le citoyen est gagnant. Nous ne compilons plus les documents manuels depuis 2014 et nous avons mis des tableaux de bord plus efficaces. Le vérificateur nous demande aussi de préciser ce qui est une tâche administrative. Par exemple, un policier qui témoigne à la cour pour trois heures, certains le considèrent comme des tâches administratives, d'autres pas. Nous sommes tout à fait d'accord de mettre cette recommandation en pratique. »

M. Pednault ne nie pas que les façons de faire puissent être optimisées et se dit en accord avec la plupart des recommandations du vérificateur général.

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