La clinique Juripop doit fermer ses portes

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Me Valérie-Claude Lessard

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(SHERBROOKE) Le principal partenaire de Juripop Estrie, le Fonds d'accès à la justice, lui a annoncé qu'il n'ira pas en appel de projets pour la prochaine année. L'organisme d'accès à la justice a aussi perdu ses deux principaux partenaires pour des projets spéciaux, la Conférence régionale des élus et le Forum jeunesse de l'Estrie.

«Ces projets spéciaux nous permettaient de payer nos frais fixes et la gestion, afin de pouvoir offrir nos services à des prix modiques pour la clientèle qui en avait besoin. Nous ne recevions pas de financement récurrent même si nous l'aurions souhaité», explique la directrice générale de Juripop Estrie, Me Valérie-Claude Lessard.

Deux avocats, une technicienne juridique de même que la directrice générale se retrouvent sans emploi.

«Par dessus tout, c'est notre clientèle qui subira les impacts négatifs de notre fermeture. Nos clients gagnent trop pour avoir accès à l'aide juridique, mais n'ont pas les moyens de se payer un avocat du secteur privé sans s'appauvrir. Certains clients devront certes renoncer à faire valoir leurs droits faute de moyens. Nos tarifs étaient environ deux fois moins élevés qu'un avocat en pratique privée qui commence dans la profession. Nous ne voulons pas toucher à nos tarifs parce que ça viendrait dénaturer notre mission», indique Me Lessard.

Ce sont plus de 500 accidentés du travail, mères monoparentales, organisme à but non lucratif et petites entreprises qui ont bénéficié des services de Juripop depuis 2012.

La directrice générale de Juripop mentionne que l'organisme d'accès à la justice était doté d'un budget d'environ 240 000 $. Le manque à gagner qui cause cette fermeture est d'environ 60 000 $.

«Nous avons fait plusieurs demandes de financement au Barreau du Québec, mais ça n'a jamais fonctionné. Ils ont déjà contribué à un projet spécial au bureau de Saint-Constant, mais ce n'était pas récurrent. Je suis allée frapper à la porte des députés de la région et celle de la ministre de la Justice du Québec Stéphanie Vallée, mais nous n'avons pas eu de retour», déplore Me Lessard.

Elle mentionne que les démarches pour transférer les dossiers de leurs clients qui se trouvent devant les tribunaux sont entamées depuis quelques semaines.

«Il est difficile de faire marche arrière parce que nous avons une responsabilité professionnelle vis-à-vis nos dossiers. Nous tentons de régler le maximum de dossier et certains autres sont transférés à des collègues qui ont accepté de finir le mandat au même tarif que nous accordions à nos clients», indique Me Valérie-Claude Lessard.

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